Encore un livre qui demande aux entreprises d’être gentilles ? Encore pire : un livre qui leur demande de regarder ce qu’elles préfèrent ne pas voir, et d’en répondre.
Dans une organisation, il y a ce qu’on demande aux équipes de faire. Et puis il y a tout ce qu’elles font pour que ça marche : s’entraider, transmettre un savoir-faire, trouver une solution quand la procédure ne suffit pas. De sorte qu’une entreprise peut connaître ses résultats et malgré tout ignorer ce qui la fait réussir (ou simplement tenir). D’autant plus si des promesses non tenues ont appris aux équipes à garder pour elles ce qu’elles savent, ce qu’elles donnent, ce qu’elles regrettent et ce en quoi elles ne croient plus.
Ce silence n’apparaît dans aucun plan d’action, mais il pèse sur tous les suivants. Et il risque d’y avoir un moment, pour les équipes, où tous ces efforts cesseront d’aller de soi…
Dans Vers les organisations existentielles, les auteurs donnent aux dirigeants, aux RH et aux praticiens une façon de voir ce qui échappe aux diagnostics habituels. Leur démarche croise l’Appreciative Inquiry, qui part de ce que les collectifs savent déjà faire, avec une réflexion anthropologique sur le don, le sens du travail et les récits que les équipes construisent ensemble.
À partir de situations vécues et d’outils de diagnostic et d’action, ils montrent comment renouer avec ce qui fait tenir un collectif, sans passer sous silence ce qui l’a abîmé.

