1954. Le jeune psychiatre Germán Velásquez revient en Espagne pour travailler à l’asile pour femmes de Ciempozuelos, à la périphérie de Madrid, après avoir fui la victoire des nationalistes en 1939 et vécu en Suisse, chez un psychiatre juif lui-même en exil. Il retrouve une patiente qui l’avait fasciné, enfant, quand son père la soignait: Aurora Rodríguez Carballeira, paranoïaque qui a assassiné sa propre fille. Il rencontre aussi une aide-soignante, María Castejón, à qui doña Aurora a appris à lire et à écrire. Âmes-sœurs désireuses de fuir leurs passés respectifs, Germán et María aspirent à se donner une nouvelle chance, mais ils vivent dans un pays où la religion et la morale officielle camouflent abus et exactions.
Un immense bonheur littéraire, un roman lumineux. El País.
Almudena Grandes est un phare pour tous ceux qui, comme moi, veulent savoir d’où ils viennent… Pedro Almodóvar.
Traduit de l’espagnol (Espagne) par Anne Plantagenet.

