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C’est l’histoire d’un enfant à la santé fragile, né après guerre et envoyé aussitôt dans un village d’Autriche pour soigner ses poumons. Sous la neige, il chante la gloire de Dieu et baragouine un patois allemand. Chaque soir, sous le regard aimant de sa mère, le chérubin prie le Seigneur pour qu’il provoque la mort de son père. « Rien de plus difficile que d’être père : héros, il écrase de sa gloire ; salaud, de son infamie ; ordinaire, de sa médiocrité » : le père est ici un mari violent et pervers qui bat sa femme et l’humilie, un obsessionnel antisémite et raciste, dont le fils va tout faire pour devenir le contre-modèle (« Je suis sa défaite »). Il sera l’élève de Jankélévitch et de Barthes, le meilleur ami d’Alain Finkielkraut ; classé parmi les « intellectuels juifs » auxquels il s’identifie sans l’être, il aimera des femmes aux racines lointaines, sera un père aimant, un écrivain reconnu. Dans ce récit puissant, véritable « roman des origines »,  Pascal Bruckner raconte sa filiation personnelle et intellectuelle, nous offrant ainsi le sésame de son oeuvre entière.
De la neige des premières pages aux ordures parmi lesquelles son père finira son existence, de la violence de ses mots à la rage teintée d’amour qu’il lui portera, on retrouve ici le théâtre de la cruauté d’un écrivain, incarné et expliqué par son acteur central, ce nazi pathétique, écolo fanatique, Ogre colérique, Petit mari aux côtés duquel, malgré tout, Pascal restera toujours, en Bon fils. Car derrière le mépris, la rage, ce récit est l’aveu à demi-formulé d’un amour impossible, un Tombeau d’effroi et de pardon.

A découvrir aussi

Avis des lecteurs
Publié sur
30/11/14
Ce livre est poignant. Il dénonce l'attitude du Père et en dépeint la haine qui nait, se nourrit des violences à sa Mère et à lui-même, se forgeant ainsi une carapace.
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SYLVESTRE14
Publié sur
13/07/14
Pascal Bruckner parle de son père : il le battait, il battait sa mère, il était xénophobe, antisémite, il était anti tout. Comment un fils peut-il vivre avec un père pareil, "quand l'altercation est la norme, le calme l'exception", quand "une fêlure précipitait (ce père) dans la rage, la jouissance de démolir" ? "La haine qu'il m'a inculquée m'a sauvé. Je l'ai retournée en boomerang contre lui" répond l'auteur. "Comment sortir de son enfance ? Par la révolte et la fuite : en multipliant les passions qui vous jettent dans le monde. La liberté, c'est d'additionner les dépendances, la servitude, d'être limité à soi" poursuit-il. "Mon père m'a élevé dans l'exécration d'autrui, j'ai choisi de me vouer à la célébration. La beauté du monde et des êtres ne cessera jamais de me suffoquer." Beau récit d'une histoire familiale douloureuse, mais qui n'interdit pas l'espoir. En même temps, tableau édifiant d'une époque (les années 50/60) et d'une certaine France qui n'arrive pas à se remettre de l'Occupation ("notre nation n'est pas malade de l'islam ou de l'immigration, elle porte et pour longtemps le stigmate de la débâcle et du vichysme".)
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fredcorboulo
Publié sur
19/06/14
Auto biographie... Une famille comme tant d'autre... pas tout à fait... Un père "neo-nazi" anti-sémite, xénophobe entre autres et parfois violent... Mais il reste le père de l'auteur... A lire quand on est vraiment détendu... Parfois assez dur... Très bien écrit, c'est un plaisir pour le lecteur.
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beotien
Publié sur
20/05/14
J'admire beaucoup Pascal Bruckner, dès qu'il intervient à la radio ou passe à la télé, je l'écoute très attentivement. Mais ce récit m'a un peu gênée. Bon il est très bien écrit, et l'auteur y a mis toute sa sincérité je pense. On le sait (cela est suffisamment relayé dans les médias), son papa était raciste et violent (il a quand même été pleuré par sa petite fille juive).Mais ce qui me gêne c'est que la sphère privée soit devenue publique. J'ai trouvé que l'auteur manquait de compassion pour son papa.Quand ses parents lui ont dit qu'il ne fallait pas qu'il oublie d'où il vient, je ne suis pas sûre qu'ils auraient apprécié que leur fils fasse savoir à tout le monde d'où il vient (il le livre en pâture). Ce papa a dû être bien difficile à aimer; en même temps cela m'a troublée que ce même papa soit si touché d'avoir pu croire par erreur que son fils lui disait l'aimer.
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Celine92
4/
5
Note moyenne obtenue sur :
FNAC