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Panthéon est ce qu'il est convenu d'appeler un « roman d'apprentissage » et, de ce fait, il respecte les lois du genre : le narrateur n'y est autre que Yann Moix lui-même, et son enfance à Orléans, dans une famille de petits bourgeois réactionnaires. Mais le « réalisme » de ce roman s'arrête là. Car, avec Yann Moix, le réalisme ne dure jamais bien longtemps. Ce livre raconte ainsi l'histoire du petit Yann qui, pour ne pas passer à côté de son destin, et pour échapper à son sort d'enfant martyr battu par ses parents, va s'inventer le « Panthéon » qui lui permettra de survivre dans son cloaque provincial. Dans ce « Panthéon » très spécial, on retrouve, en vrac, tous les vrais héros de ce livre : Péguy (orléanais comme Moix), mais aussi Sacha Guitry, Roberto Rossellini, Edith Stein, Thérèse de Lisieux, Jean-Paul Marat (bref locataire du vrai Panthéon) et un certain François Mitterrand. Ce dernier occcupe une place particulière dans le panthéon moixien car il symbolise le destin accompli, le héros nietszchéen par excellence, celui qui « a décidé de ne plus souffrir à cause des femmes » et qui, de fait, dirigea la France pendant toute la période où notre pauvre petit orléanais tentait vainement de diriger ses propres incohérences d'adolescent... Du coup, chacun de ces « panthéonisés » devient le prétexte de « petits romans » incrustés dans le roman, où le style vertigineusement célinien de Yann Moix fait merveille. A chaque page, le lecteur est ému et diverti. Il rit et pleure avec une égale bonne humeur. Et voyage, au gré d'un capitaine romancier très facétieux, entre des trouvailles, des digressions, des doses de vitriol, des « scènes de genre », qui font de ce livre un roman inclassable. Le récit se termine avec l'arrivée à Paris du jeune Yann. La littérature et le cinéma attendent de pied ferme ce Rubempré issu des classes moyennes et bien décidé à prendre sa revanche sur son « début dans la vie ». La suite au prochain roman ?

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Avis des lecteurs
Publié sur
02/01/20
*Panthéon* (2006) est le premier Roman dans lequel Yann Moix parle de son enfance. Suivront *Naissance* en 2013 et *Orléans* en 2019.Deux histoires parallèles, qui alternent, se mélangent, s'imbriquent, s'opposent, s'expliquent : celle du jeune Yann Moix, enfant battu, humilié, fracassé à vie et celle du refuge qu'il s'est créé pour s'extraire à l'horreur, survivre et se construire : son "Panthéon". En font partie Guitry, Zola, Malraux, Hugo mais surtout François Mitterand pour qui il nourrit une admiration sans bornes et avec lequel il entretiendra, au fil de ce roman, une amitié, certes, imaginaire, mais à l'étonnante vivacité et dans une complicité à la fois drôle et touchante.Le lecteur ne peut décemment imaginer, avant de les avoir lues, les horreurs que cet enfant a subies au sein de la cellule familiale! Elle sont décrites avec une précision sidérante et un recul lucide et glaçant. Le style du livre est novateur, quasi expérimental. Un peu trop à mon goût. Et pourtant, c'est grâce à une de ces audaces littéraires juvéniles que je dois la beauté de mon voyage dans l'univers de Moix! A la fin de chaque chapitre, alors que le récit vient d'atteindre un paroxysme dans l'Enfer, l'auteur nous fait passer, sans transition aucune (si ce n'est un léger retrait des marges typographiques) , dans le Paradis de ses lectures, dans son Panthéon. Ainsi projetée dans ce cocon, de douceur et de lumière, bien à l'abri, la réalité n'en apparaît que plus cruelle! J'ai eu mal. Vraiment mal. Non pas pour lui, mais avec lui. Non pas mal à cause de toutes les violences décrites auparavant, mais mal à cause de toute cette douceur, cette chaleur, cette innocence, cette insouciance, si bien décrites par Péguy et les autres, auxquelles un enfant a droit par essence et que le petit Yann n'a pas connues autrement que dans ses livres. Cela m'a été encore plus insoutenable que la violence elle-même.Il n'y a pas un extrait qui n'ait fait couler mes larmes. Pas un au travers duquel je n'ai compris tout ce que ce petit garçon pouvait y trouver de paix, de réconfort, d'amour et d'espoir.Un beau voyage avec au bout le sentiment, fugace mais intense, d'avoir tenu ce bambin dans mes bras, d'avoir essuyé ses larmes, caressé ses cheveux bouclés, posé mes lèvres sur son front brûlant, pour finalement , tant bien que mal, retenir mon souffle jusqu'à ce qu'il s'endorme, apaisé, au creux de mon épaule. Cela ne s'oublie pas.
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Jane B.
Publié sur
18/04/07
Je suis bien d'accord avec Yann Moix lorsqu'il écrit que l'homme descend du con. Mais la femme, Yann, la femme, si dans ton livre l'homme descend du con, alors la femme s'est fait mettre ! T'es pas à la hauteur de mon talent. Bientôt l'Enfer, Yannoux, bientôt...
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Anonyme
Publié sur
28/03/07
Un style haché et pas du tout recherché, un vocabulaire inventé, de la méchanceté gratuite, des raisonnements proches de la folie, pas d'histoire, aucun lien entre les chapitres... Mais paradoxalement, que ce livre est captivant. Voilà tout le talent de MOIX !
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Anonyme
Publié sur
18/09/06
Sublimement écrit, d'une intelligence sans égale dans la littérature française d'aujourd'hui. Je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas aimer, mais quel style!
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Anonyme
4/
5
Note moyenne obtenue sur :
FNAC