C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.
Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des oflags et des stalags nombre d'écrivains, amis ou ennemis.
Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.
Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui : haine des élites et du « système », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.
Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. La rédemption raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des oflags et des stalags nombre d'écrivains, amis ou ennemis.
Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.
Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui : haine des élites et du « système », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.
Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. La rédemption raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.

