Les solitudes de Petite Rivière : un roman qui s’écrit sous les yeux du lecteur
Soledad, la narratrice du roman Les solitudes de Petite Rivière est une écrivaine nonagénaire retirée à l’île Maurice et en panne d’inspiration. Son quotidien bascule lorsqu’un jeune garçon du village, Sanjay, l’encourage à raconter enfin sa propre histoire qu’il sait, par son père, marquée par un drame. Lorsque Soledad consent enfin à l’écrire, c’est une large fresque qui commence à se déployer autour de la figure de la mère de l’écrivaine, Sheela, grande et talentueuse chanteuse baroque victime d’une malédiction.
Une fresque familiale traversée par un drame
Le récit s’ouvre alors sur un autre espace-temps, près d’un siècle plus tôt sur l’île Maurice d’abord, où naît Sheela, enfant prodige à la voix hors du commun, dont le destin semble dès l’origine teinté de légende. Bientôt, Sheela poursuit son rêve, celui de devenir chanteuse, jusqu’en Espagne où elle rencontre son futur époux, Rodolfo de la Cerda, qui scellera son destin.
À travers cette histoire d’amour et de passion tumultueuse et de cette lignée marquée par un drame, le roman interroge la construction des identités, le poids des héritages et la manière dont les récits personnels façonnent une existence. La narration, qui alterne entre présent et passé, tisse un lien étroit entre mémoire intime et récit collectif.
Kalindi Ramphul, autrice et scénariste à succès
Autrice et scénariste, Kalindi Ramphul s’est d’abord fait connaître comme journaliste culture. Elle est aussi la co-créatrice du podcast 4 Quarts d’Heure. Ses deux précédents romans, Les Jours mauves et Greta et Marguerite, respectivement publiés en 2024 et 2025 chez JC Lattès, puis au Livre de Poche et chez Audiolib, sont actuellement en cours d’adaptation au cinéma. Avec Les solitudes de Petite Rivière paru le 6 mai chez JC Lattès, Kalindi Ramphul poursuit une œuvre centrée sur l’intime, la filiation et les identités multiples.
Lucile Charlemagne

