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Un peu la guerre

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Avis des lecteurs

 
5/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
(M.) Dominique.L
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Jamais je ne me suis senti si petit devant un livre pour rédiger son commentaire. Pourtant, son auteur est un vrai modeste ; pourtant cet opus, bien accueilli par la critique, n'exerce aucune de ces pressions auxquelles nous habitue l'actualité, même littéraire. Je ne saurais expliquer cette retenue... L'impression peut-être de me trouver devant un chef-d'œuvre, l'un de ces rares livres dont on se souviendra dans l'avenir ? Comme l'explication de texte majeure d'un écrivain ayant rejoint le cercle des classiques ? Il est si juste, si élégant - dans sa pensée et son écriture, si complexe sous son apparente bonhomie... À force de moins parler de lui que de sa parentèle, des caractères que de l'époque qui les façonne, Jean Rouaud nous livre depuis "Les Champs d'honneur" une vision sociologique, intellectuelle et littéraire de l'identité française version petites gens. C'est dans la très catholique "Loire inférieure" qu'il puise ses racines ; c'est de ce point de vue d'en-bas qu'il se confronte à la modernité du XXe siècle finissant, qu'il peaufine sa vision du monde, qu'il installe son art. Ce troisième et dernier volume de "La Vie poétique" de Jean Rouaud est particulièrement dédié à sa vocation d'écrivain : comment devenir romancier quand l'époque annonce la mort du roman ? En effet, pour lui Petit Chose de la littérature, c'est " un peu la guerre ". Elle est mise en scène au travers d'un savoureux dialogue entre l'apprenti-romancier et l'un des papes (éditeur) du Nouveau Roman, facilement reconnaissable dans son anonymat surjoué avec drôlerie ; dialogue qui se déroule sous l'austère portrait de Samuel Beckett qui orne le bureau de l'éditeur où défile tout ce qui compte en littérature dans les années 70... Il est Minuit, Paris s'ébroue ! L'occasion d'une page d'histoire marquée par l'emprise du Parti communiste sur la vie intellectuelle d'après-guerre ; l'opportunité d'évoquer la vraie nature - en l'occurrence culturelle, de Mai 68. Exceptionnellement, je vais relire sans tarder ce livre : c'est un bonheur d'écriture et un bijou d'intelligence... Peut-être alors en parlerai-je mieux ? exprimerai-je mieux comment devant ce livre, cher Jean Rouaud, je descends de bicyclette ?