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Rien ne s'oppose à la nuit

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Avis des lecteurs

 
4/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
NellyL
4.09
12 Juillet 2017
Publié sur
Très beau livre, avec un regard sensible et pudique sur le personnage de Lucile. J'ai beaucoup aimé...
coquinnette1974
4.09
11 Juillet 2017
Publié sur
Rien ne s'oppose à la nuit est un ouvrage qui m'a intéressé, toutefois j'ai été étonnée car je m'attendais à un roman alors qu'en fait c'est un livre très personnel, sur sa maman. Roman certes, mais p.....
Stoufnie
4.09
05 Juillet 2017
Publié sur
Un roman qui m'attendait sagement depuis bien longtemps ! Rien ne s'oppose à la nuit est déroutant, il touche la corde sensible et se termine en pleurs. Ce livre est l'histoire d'une famille nombre.....
Cybermag
5
Publié sur
J'ai vraiment adoré ce livre bouleversant, émouvant, poignant. Il nous captive du début à la fin. Et lorsqu'on le referme définitivement, il nous pousse forcément à la réflexion. C'est un récit absolument magnifique. Merci à vous, Delphine de Vigan, pour ce livre plein d'amour et de pudeur.....
BiBi
1
Publié sur
Je n'ai pas été embarquée dans ce "déballage" affectif. Le propos est assez monotone, parfois répétitif, parfois confus. Le sujet était pourtant intéressant et avait une portée universelle...malheureusement, pour moi, le récit est resté trop nombriliste. J'ai eu l'impression de lire un courrier intime plutôt qu'un récit de vie...
5
Publié sur
(M.) Dominique.L
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
La parentèle est au rendez-vous de la rentrée littéraire. Le thème est universel, le sujet littéraire et j'ai souhaité découvrir consécutivement trois romans qui lui sont dédiés. J'ai déjà parlé des Souvenirs de David Foenkinos et de La Confusion des peines de Laurence Tardieu, voici Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan. Le premier est le plus léger, le deuxième le plus grave, celui-ci le plus lourd. Moins par sa pagination (quoique : 437 pages...) que par les antécédents familiaux qu'il remue : de lourds antécédents ! Lucile la mère de l'auteur s'est suicidée en 2008 à soixante et un ans à l'issue d'une vie marquée par une maladie psychiatrique. Sa fille veut comprendre, enquête et écrit sa biographie. Le livre la transcrit, accompagnée de réflexions sur les difficultés de l'entreprise et la crainte des réactions de celles et ceux de la famille qui ont témoigné, attendant le filage du matériau livré. Ainsi, la démarche emprunte au parcours de Lionel Duroy écrivant Le Chagrin (Julliard 2010) ; souhaitons à Delphine de Vigan qu'elle n'ait pas à écrire l'équivalent de Colères (Julliard 2011) consignant le désastre créé par le premier livre. L'exploration remonte aux grands-parents et dévoile les drames qui ont marqué leur descendance : une fratrie de huit enfants sans compter un enfant adopté pour remplacer (sic) - sexe pour sexe âge pour âge, l'un d'entre eux mort accidentellement à six ans, deux autres morts accidentels en sus, un dernier enfant trisomique, une vie de bohème, un père vindicatif et destructeur, des soupçons d'inceste, une vague de suicides (enfants et neveux)... La narratrice, Delphine de Vigan, exprime la sérénité retrouvée à l'issue de son difficile récit mené avec énergie, précision et élégance. Sera-t-elle durable ? Sera-t-elle partagée ? Qu'en garderont ses enfants - arrière-petits-enfants du couple fondateur ? Voilà un livre attachant pour ses lecteurs, potentiellement explosif pour ses comparses ! Ah, une remarque encore qu'induit le récit. Il se déroule de l'immédiat après-guerre (naissance des aînés dont Lucile) à aujourd'hui, le temps de l'écriture. Le phénomène n'est pas souligné mais saute aux yeux : celui de la déliquescence de la famille. Chacun en pensera ce bon lui semble, après avoir trouvé là un éclatant témoignage in vivo qui n'est pas le moindre attrait du livre
Christine.R
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Lucile. Jamais l'auteur n'appelle Lucile "maman". Delphine de Vigan nous raconte l'histoire de sa mêre dans un récit plein de retenu et d'une sobriété déconcertante. L'histoire familiale se déroule sous nos yeux, avec ses bonheurs, ses malheurs, ses non-dits et ses secrets, on pense que l'on a déjà lu des dizaines d'histoires semblables, qu'écrire sur sa mêre est banal, courant...certes, c'est vrai. Mais c'est vrai aussi que Delphine de Vigan a du talent, le talent de nous serrer le coeur avec des mots simples. Le talent de nous raconter sans nous apitoyer. Le talent de nous expliquer sans jamais le dire pourquoi le mot maman n'apparait jamais dans ce récit.
MARIE.A
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Née en 1946, 3ème des neufs enfants de Liane et Georges Poirier; Lucile souffre de troubles maniaco-dépréssifs, elle mettra fin à ses jours en 2008. Après beaucoup d'hésitations, Delphine de Vigan, l'ainée des filles écrit "sa" mère; elle livre "un portrait" de sa mère qui troue le coeur. C'est la mort de sa mère qui ouvre le livre. La narratrice reconstruit la vie de Lucile au départ, s'appuyant sur les témoignages, des documents, des enregistrements et des lettres de ses proches.C'est un voyage au pays Poirier, entre Paris et le sud de la France, sur deux générations, ou l'intime et le privé se mélangent. La vie n'est pas gentille pour Lucile; indomptable, désoeuvrée, plombée par les cabosses de la vie; une vague fragile, mais constante, par laquelle elle se laissait prendre.Tous ces coups de vie dans la gueule sont criants de vérité. Un récit innervé par le vécu de son auteur. "Rien ne s'oppose à la nuit" est un blues de la poisse. C'est le coeur au bord du vide que l'on ferme le livre, il ne faut surtout pas nous secouer, car nous sommes pleins de larmes...
patricia.m
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Il faut partir d'ici-et-maintenant. <<Ma mère était morte depuis plusieurs jours>>. Il fallait partir de là. Le récit que livre Delphine de Vigan est comme un chemin qui revient, à long terme, sur soi. C'est Ulysse retournant à Ithaque. Mais de quel Soi/Moi s' agit-il? Ulysse est-il le même revenant, ou un autre qui revient? Son Odyssée reconduit l'auteure <<au pied de la lettre>> comme si le véritable commencement ne se précisait qu'à la fin.
Jostein.A
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Delphine de Vigan a atteint son objectif " rendre compte du tumulte et de la douceur"
Jostein.A
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
J'ai choisi de lire ce livre pour plusieurs raisons. Premièrement, j'apprécie l'auteur pour sa sensibilité et son écriture réaliste. Ensuite, ce roman possède une couverture accrocheuse, une photo de famille qui présente un très joli profil de Lucile, la mère de l'auteur. Ce visage, ce demi-sourire amorcent parfaitement toute l'ambiguïté du personnage. Cette apparence de présence-absence, de sourire triste, de profondeur et de légèreté. Puis, le titre est magnifiquement choisi, une phrase de Osez Joséphine d'Alain Baschung qui illustre l'impossibilité d'empêcher quelqu'un de tomber dans la nuit. Certes, avec une telle histoire de famille, il est inévitable d'émouvoir et de passionner le lecteur. Mais, j'ai particulièrement aimé l'insertion des chapitres sur le rôle de l'écrivain. Delphine de Vigan répète souvent ne pas vouloir romancer, fausser les témoignages. Elle veille particulièrement à rester fidèle à la mémoire. C'est donc avec un grand respect et une affection particulière qu'elle nous retrace les vies mouvementées de sa mère. " Je n'avais que des morceaux épars et le fait même de les ordonner constituait déjà une fiction." Difficile d'imaginer autant de drames, évident de comprendre le basculement de l'âme. Comment peut-on faire face à tant de souffrance? Et pourtant, le courage de Lucile, qui va jusqu'à reprendre des études à près de cinquante ans est admirable. L'auteur apporte un témoignage sur cette maladie de bipolarité, de bouffées délirantes. Elle évoque Gérard Garouste qui parle aussi de cette maladie dont il est atteint ( voir ma chronique L'intranquille : Autoportrait d'un fils, d'un peintre, d'un fou) dans une autobiographie très émouvante et lucide. Il me semble que l'auteur a atteint son objectif. " Car c'est exactement ça : je voudrais rendre compte du tumulte, mais aussi de la douceur." C'est un très beau roman, une performance d'auteur. C'est toutefois un récit difficile et sombre (lié au récit mais aucunement au style) qui peut dérouter certaines personnes sensibles. Il vaut mieux ne pas avoir le blues quand on aborde ce genre de roman.
Jostein.A
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
J'ai choisi de lire ce livre pour plusieurs raisons. Premièrement, j'apprécie l'auteur pour sa sensibilité et son écriture réaliste. Ensuite, ce roman possède une couverture accrocheuse, une photo de famille qui présente un très joli profil de Lucile, la mère de l'auteur. Ce visage, ce demi-sourire amorcent parfaitement toute l'ambiguïté du personnage. Cette apparence de présence-absence, de sourire triste, de profondeur et de légèreté. Puis, le titre est magnifiquement choisi, une phrase de Osez Joséphine d'Alain Baschung qui illustre l'impossibilité d'empêcher quelqu'un de tomber dans la nuit. Certes, avec une telle histoire de famille, il est inévitable d'émouvoir et de passionner le lecteur. Mais, j'ai particulièrement aimé l'insertion des chapitres sur le rôle de l'écrivain. Delphine de Vigan répète souvent ne pas vouloir romancer, fausser les témoignages. Elle veille particulièrement à rester fidèle à la mémoire. C'est donc avec un grand respect et une affection particulière qu'elle nous retrace les vies mouvementées de sa mère. " Je n'avais que des morceaux épars et le fait même de les ordonner constituait déjà une fiction." Difficile d'imaginer autant de drames, évident de comprendre le basculement de l'âme. Comment peut-on faire face à tant de souffrance? Et pourtant, le courage de Lucile, qui va jusqu'à reprendre des études à près de cinquante ans est admirable. L'auteur apporte un témoignage sur cette maladie de bipolarité, de bouffées délirantes. Elle évoque Gérard Garouste qui parle aussi de cette maladie dont il est atteint ( voir ma chronique L'intranquille : Autoportrait d'un fils, d'un peintre, d'un fou) dans une autobiographie très émouvante et lucide. Il me semble que l'auteur a atteint son objectif. " Car c'est exactement ça : je voudrais rendre compte du tumulte, mais aussi de la douceur." C'est un très beau roman, une performance d'auteur. C'est toutefois un récit difficile et sombre (lié au récit mais aucunement au style) qui peut dérouter certaines personnes sensibles. Il vaut mieux ne pas avoir le blues quand on aborde ce genre de roman.
Laure.M
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
NON, ce n'est pas "encore" un livre sur la mère de l'auteur, c'est bien plus que cela. Intime et pudique, dérangeant et envoutant, un de ses rares livres dont on ne peut s'extraire avant la dernière ligne. Prix du roman FNAC 2011 : n'hésitez pas.
Guilaine.N
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Dans Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan tente de recomposer l'existence de sa mère disparue, Lucile. Cette tentative de reconstruction biographique s'avère être une œuvre émouvante. Nous accompagnons l'auteur dans sa quête des origines, pas à pas, dans les méandres de la mémoire et de ses rencontres. Alternant entre récit et analyse du processus d'écriture, Delphine de Vigan nous livre un témoignage poignant où, de fait, le sujet échappe. En quête de sa mère, l'auteur parvient à construire un pont entre les vivants et les morts ainsi qu'à faire revivre une époque, une famille et un être à jamais emportés par le temps. La fille de Lucile formule ainsi un vibrant hommage à l'Unique, malgré ses douleurs et ses failles.
Marie-Hélène.C
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Belle et émouvante rentrée littéraire grâce au roman de Delphine De Vigan : cette superbe et touchante enquête menée sur la trajectoire et le passé familial de Lucile, sa mère, permet à l'auteure d'éclairer sinon de comprendre toute l'ambiguitré des rapports familiaux et des non-dits. C'est passionnant et admirablement bien écrit.
claire.D
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
un magnifique livre sur les relations entre une mère et une fille !!!!!!!!!!
Leiloona.B
0/5
03 Avril 2015
Publié sur
Rien ne s'oppose à la nuit est l'histoire d'une vie de femme chat, car Lucile a eu plusieurs vies. Comme les matriochkas. Inaccessible souvent, la voici devenue personnage d'un livre, figée à jamais. Le lecteur avale les pages, s'émeut, est bouleversé, tant par Lucile que par l'écrivain redevenue le temps de l'écriture une petite fille qui veut encore garder près d'elle sa maman. Rien ne s'oppose à la nuit est un joli cercueil de papier qui sait dire avec pudeur les évènements tragiques sans oublier les moments de joie. Même si ces derniers sont occultés par la puissance du terrible destin. Un roman bouleversant : les lecteurs pourront faire des parallèles avec leur propre histoire. Les familles ont cette particularité de toutes contenir des secrets. Terriblement magnifique : à découvrir d'urgence. J'ai corné de nombreuses pages, je voulais vous citer des extraits. Mais finalement je préfère vous laisser la découvrir. De façon vierge.