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Retour à Killybegs (Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2011)

Retour à Killybegs (Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2011)

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Avis des lecteurs

 
4/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
MathyC
4.28
29 Juin 2017
Publié sur
Le narrateur de «Retour à Killybegs», Tyrone Meehan s'est engagé très jeune au sein de l'IRA. Lors d'un échange de tirs, il tue accidentellement l'un des siens. Rongé par la culpabilité, il s'enferme .....
JuliettePetitePlume
4.28
09 Février 2017
Publié sur
C'est dans Retour à Killybegs que l'on a une réponse à nos questions. Le point de vue de Tyrone Meehan nous permet d'en apprendre plus sur son passé, ses actions, ses motivations. Il retrace son enfan.....
frconstant
4.28
30 Janvier 2017
Publié sur
"Retour à Killybegs" de Sorj CHALANDON (lu en édition Le livre de poche, n°32663) m'a touché au coeur et à l'esprit. Je ne connaissais rien, ou à peu près, à propos de ce conflit Irlandais entre nord .....
Youyou
5
Publié sur
3 ans après "Mon Traire",S.Chalandon retrouve le personnage de son ami Tyrone Meehan,et s'attache au parcours de cet homme de son engagement précoce au sein de l'IRA aux raisons qui l'ont conduit a trahir:un portrait magnifique,une lecon d'histoire,un très grand livre!...
annie
3
Publié sur
Très intéressant,très belle histoire dans une Irlande déchirée Depuis j'ai acheté et lu d'autres livres de S. Chalandon, j'aime beaucoup...
5
Publié sur
Vincent.G
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
C'est mon premier Chalandon et quelle écriture !
Guilaine.N
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Dans ce roman, Sorj Chalandon, journaliste spécialiste de l'Irlande du Nord, se glisse dans la peau d'un traître, Tyrone Meehan. Ce dernier est en fait la projection fictive d'un personnage historique, Denis Donaldson, que l'écrivain a bien connu et qu'il a déjà évoqué dans son précédent roman, " Mon Traître ". Plongée dans une conscience tourmentée, " Retour à Killybegs " est une œuvre passionnante qui se démarque des productions actuelles par un sujet original qui nous transporte dans les affres du conflit nord-irlandais et qui adopte un point de vue particulier, celui d'un antihéros ambigu, qui risque de ne pas vous laisser indemne... A cela s'ajoute que l'écriture du journaliste, par son rythme trépidant, tient le lecteur en haleine jusqu'à l'accomplissement final et c'est avec regret que nous sommes contraints de quitter le traître de Sorj Chalandon. Mais pourquoi ne pas prolonger le plaisir par la lecture de " Mon Traître " ?
Anne-Laure.C
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Avec une superbe écriture, ce livre nous oblige à réfléchir en miroir sur nos vies, nos engagements, nos pricipes et nos limites. On participe avec le héros à un siècle de guerre en Irlande coté républicain (manifestement très documenté) et on vit avec lui les tortures de l'ame et le piège qui amènent à la trahison des siens. Saisissant. Impressionnant. Magnifique. A lire absolument.
Clara.L
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
2006, Irlande, Tyrone Meehan âgé de quatre-vingt ans revient à Killybegs dans la maison de son enfance et de son adolescence. Il n'y revient pas pour une retraite tranquille mais pour y mourir. Cette figure emblématique de l'IRA était également un traître, donnant des renseignements aux services spéciaux britanniques depuis vingt-cinq ans. Kyllibegs, Patraig Meehan est un nationaliste Irlandais, violent envers ses enfants quand il boit de trop et animé d'une haine sans égale envers les britanniques. Entre brutalité et misère,Tyrone grandit. En 1941, Patraig Meehan décède. Toute la famille quitte Killybegs et s'intalle à Belfast chez leur oncle maternel. Agé de seize ans, Tyrone rentre dans l'IRA. Une évidence pour lui. D'abord engagé dans les Fianna, il devient un combattant actif. Au cours d'un affrontement, Tyrone tue par erreur un de ses frères d'armes Danny Finley. Blessé par la police, il devient un héros aux yeux des membres de l'IRA et un homme respecté par les siens. Emprisonné plusieurs fois, il défend avec force et conviction la lutte pour laquelle il se bat. Son fils unique Jack s'engagera lui-aussi dans ce combat. Mais, les services spéciaux Britanniques ont la preuve que Tyrone a tué Danny Finley. Tyrone devient alors un agent double. Tiraillé et partagé. Ce livre est une plongée dans une période sombre de l'Irlande. Le récit alterne entre le retour de Tyrone à Killybegs et ses années au sein de l'IRA. L'auteur revient sur cette guerre ( les protestions des prisonniers pour revendiquer le statut de prisonnier politique, les grêves de la faim) mais aussi le processus de paix. Si le personnage de Tyrone Meehan est fictif, il y a des personnages comme Bobby Sand qui ont réellement existés. Dans une écriture aux mots justes qui colle au plus près des émotions, Sorj Chalandon décrit la vie de Tyrone. Celle du militant et celle de l'homme. Tout en finesse et sans jamais prendre parti, il nous amène sur le terrain de la conscience, du poids de la trahison et de celle de l'amitié bafouée. Un grand livre !
Jostein.A
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Sorj Chalandon avait déjà évoqué la vie de son ami, Denis Donaldson dans Mon traître publié en 2008. Ici, l'auteur nous livre une fiction biographique de Tyrone Meehan, membre de l'IRA qui en viendra à trahir en collaborant avec le MI5 et le Special Branch, ce qui évoque bien entendu le destin de Donaldson. Ce récit alterne la voix de Tyrone à ses derniers jours, reclus en la maison de son père à Killybegs et celle du jeune Tyrone qui s'engage auprès des jeunes républicains comme Tom Williams. Depuis le suicide de son père Pat, homme violent par l'alcoolisme mais engagé, jusqu'à son acte de traîtrise, Tyrone Meehan symbolise les points forts de l'IRA. Les combats entre catholiques et Britanniques, les emprisonnements, la torture, les grèves de la faim pour obtenir le statut de prisonniers politiques, tout traduit l'engagement complet des hommes et des femmes de l'IRA. Le second volet de ce roman est la réflexion d'un homme obligé de trahir pour garder un secret, pour protéger les siens, pour empêcher la mort des gens qu'il apprécie ou pour éviter des morts violentes suite aux bombes artisanales. Tyrone Meehan semble chercher tous les motifs pour atténuer ou justifier son acte. Cet enchaînement est très bien amené par l'auteur jusqu'au dénouement. J'ai beaucoup apprécié les conversations sur la traîtrise avec le Père Byrne qui compare le rôle de Tyrone à celui de Judas. " Comme le Christ avait besoin de l'iscariote, ton pays avait besoin de toi." La discussion avec son fils Jack est elle aussi très forte et émouvante. Comment les membres de la famille engagée de père en fils peuvent-ils comprendre cet acte ? Les amis ont-ils été manipulés par ce traître? En plus du témoignage historique, ce roman est une fabuleuse histoire d'homme, histoire d'un engagement qui va jusqu'à l'acceptation de la déchéance humaine. Ce roman a obtenu le Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2011.
(M.) Dominique.L
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Dès les premiers articles sur ce roman, avant même qu'il ne devienne l'un des titres de la rentrée plébiscité par la critique, je l'avais remarqué : contexte historique - ce qui m'attire, et sujet éminemment romanesque - ce qui ne gâte rien. Par contre, je ne connaissais pas cet écrivain (5e roman), journaliste (à Libération et au Canard enchaîné que je lis peu) - ce qui me freine, craignant de sa part et plus généralement de celle de tout journaliste, un manque d'écriture, un style automatique. C'est tout le contraire et j'ai particulièrement apprécié ce roman ; pour quatre raisons. 1- Fond historique effectivement, que je ne connais pas particulièrement sauf dans sa partie la plus contemporaine que j'ai vécue dans sa tragique actualité : la lutte en Irlande du Nord - capital Belfast, entre les républicains catholiques et les loyalistes protestants ; d'un côté le Sinn Fein et sa branche armée l'IRA, de l'autre les Brits, le pouvoir britannique... L'origine de cette guerre civile à relent religieux est suffisamment (et subtilement) rappelée pour éclairer la scène. 2- Un dirigeant de l'IRA est retourné par les services spéciaux de sa Majesté et le roman entreprend sa biographie à la première personne, faisant vivre sa misérable enfance, son engagement, ses terribles années de prison, sa trahison et les épisodes rocambolesques qui l'entoure. L'auteur se donne ainsi des moyens légitimes, de l'intérieur, pour mêler le comment et le pourquoi, les faits "armés" et l'analyse psychologique. 3- Le récit est mené avec une habileté qui gomme sa linéarité et érige un crescendo palpitant au travers de courtes séquences qui alternent passé, présent et (tragique) dénouement à venir. C'est à ce niveau que l'on commence à deviner l'écrivain sous le journaliste. 4- L'ultime conviction qu'il s'agit là de bonne littérature, tient à l'écriture. Acérée, griffue, saignante, elle s'élève d'entrée à un rythme infernal qui ne se relâche jamais. Mots aigus, phrases courtes... les causes, les péripéties, les effets, les sentiments sont saisis dans leur brutalité avec un rare bonheur d'expression : "Il devenait craie, bouche ouverte. Un grand corps sidéré.", "A part trois regards mornes, le club [le pub] était vide.", etc. Le traître était ami de l'auteur qui a couvert les événements pour son journal, il en a tiré un premier roman en 2008 intitulé Mon Traître. On le sent meurtri par cette histoire, endossant, en y revenant, sa personnalité pour comprendre les ressorts de l'inimaginable trahison, allant jusqu'à se mettre en scène au travers d'un personnage du récit : Antoine Chalons (Chalons - Chalandon...), l'ami parisien... Après Mon Traître, ce Retour à Killybegs - pays natal où l'Irlandais retourne pour mourir, aurait pu s'appeler Mon Ami, C'était mon ami !
agathe.b
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Voici un de mes livres "chouchou" de la rentrée littéraire, car Retour à Killybegs fait partie des livres que l'on oublie pas! Nous sommes en 2007. Tyrone Meehan est de retour à killybegs, son village natal, pour y mourir. Il nous raconte alors à la manière de confessions : son enfance dans une famille nombreuse, dont le chef de famille est un père vioent et alcoolique, nationaliste passionné, défendant son pays coûte que coûte; son arrivée à Belfast, alors qu'il est adolescent, et sa découverte de l'I.R.A.; les premiers faits d'arme, la violence, la mort, la torture, la prison... Et la trahison, qui le fera vivre dans une culpabilité qui le rongera jusqu'à la fin. A travers son récit nous découvrons les conditions de détention effroyables, réservées aux Irlandais dans les geôles britanniques, la vie dans une communauté pas toujours tolérante, qui mélange souvent la défense de leurs idées avec le fait d'être sa propre police, faisant respecter la loi à coup de rêglement de compte. C'est un roman poignant que propose Sorj Chalandon, et pour cause, c'est l'histoire de son ami, Denis Donaldson. Il n'essaie en rien de l'excuser, mais à travers ce récit, l'auteur nous propose de comprende pourquoi et à quel moment un homme peut basculer de l'autre côté. "La nuit va être longue. La plus longue nuit qu'un homme ait vécue. Et même s'il se relève, le jour ne viendra plus. Ni le printemps, ni l'été, rien d'autres que la nuit."
Yv.L
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Sorj Chalandon a une écriture simple et forte. Son roman est très dialogué, très documenté : je me souviens de Bobby Sands, mort d'avoir poursuivi une grève de la faim de 66 jours avec en face de lui, une Margaret Thatcher totalement sourde aux revendications des prisonniers irlandais ; plusieurs après lui sont morts également des mêmes conséquences, sans que la dite Mme Thatcher ne fasse un geste ! C'est un bouquin qui vous prend aux tripes, qui vous remue et duquel vous ressortez à la fois avec la sensation d'avoir lu un très grand livre, mais aussi avec une sorte de gêne, de révolte, un sentiment d'injustice envers Tyrone. Un roman qui permet de se remettre en mémoire un conflit pas si vieux que cela puisque le processus de paix date des années 90, qui se passait à nos portes. Un conseil avant que vous n'ouvriez ce livre : prévoyez du temps, parce que vous risquez de ne pas vouloir le refermer de sitôt !
THIERRY.C
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
"Notre langue était une arme. Les matons le savaient." Après "Le rêve du Celte" de Mario Vargas Llosa, voici "Retour à Killybegs" de Sorj Chalandon. L'Histoire de l'Irlande. Mieux que tous les manuels d'Histoire moralisateurs, mieux que tous les grands discours politiques prémâchés, je vous l'ai déjà dit et redit, je maintiens que la littérature n'explique pas, ne démontre pas, ne théorise pas, ne juge pas, ne convainc pas. Elle raconte. Voilà tout. Ce livre a obtenu le Grand prix du roman de l'Académie Française 2011. C'est une plongée terriffiante, suffocante dans les fonds troubles et lumineux de l'IRA, l'Armée Républicaine Irlandaise. C'est l'histoire de Tyrone Meehan, combattant de l'IRA devenu LE traître...dont tout le monde a besoin. "Je m'appelle Tyrone Meehan. Je suis un agent britannique. J'ai été recruté il y a vingt ans, à un moment délicat de mon existence. On m'a payé pour donner des informations..." L'histoire de la cause nationaliste irlandaise va défiler devants vos yeux noyés par l'alcool, embrumés de misère, ahuris de violence, révulsés de révolte. Les cailloux contre les blindés, les pubs (en)chantant, les caches d'armes, les prisons et les grèves de la faim, les ghettos de Belfast et les vertes campagnes pluvieuses de l'Irlande du Sud, les drapeaux en berne, les enterrements héroïques, les cris et les chuchotements... Un roman tonnant, qui résonne longtemps, longtemps... "L'IRA. Ce n'était plus trois lettres noires, bavées sur notre mur à la peinture haineuse. Ce n'était plus un condamnation entendue à la radio. Ce n'était plus une crainte, une insulte, l'autre nom du démon. Mais c'était un espoir, une promesse. C'était la chair de mon père, sa vie entière, sa mémoire et sa légende. C'était sa douleur, sa défaite, l'armée vaincue de notre pays. Jamais je n'avais entendu ces trois lettres prononcés par d'autres lèvres que les siennes. Et voilà qu'un gaillard de mon âge osait les sourires en pleine rue."
oops.M
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Un roman tragique sans parti pris qui revient sur les années noires de l'Irlande du Nord dont l'auteur a été témoin. Après avoir avoué à ses compatriotes sa trahison,Tyrone retourne dans la maison de son père à Killybegs, il sait qu'on ne le laissera pas en vie longtemps, alors il se confesse...
Alex.M
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Je le dis tout net, j'ai préféré ce roman au précédent "Mon traitre" du même auteur. Plus fouillé, plus détaillé, plus psychologique, également, ce roman nous fait entrer de plein pieds dans le conflit en Irlande du Nord. A sa lecture, on "sent" le climat de l'époque, les quartiers catholiques en lutte contre l'armée britannique ; on "vit" avec le narrateur la révolte des prisonniers nord-irlandais ; on "comprend" la traitrise du dit narrateur. "Mon traitre" était plus en retrait, plus "français", comme en dehors des événements. "Retour à Killybegs" nous plonge dans l'histoire de ce conflit. Mais que de désespérances dans ce roman : le père alcoolique qui meurt de froid en rentrant du pub ; la mère et ses 7 enfants obligée de se réfugier chez son frère en Irlande du Nord ; de ses 7 enfants, 6 ont immigrés ; la vie elle-même du narrateur qui est ballottée entre prison et attente des soldats anglais ; la vie de la femme de Tyrone qui a peur pour son mari et son fils. Au final, un engagement de toute une vie pour une armée qui rend les armes, des amis qui vous tournent le dos. Les images que je retiendrai : Celle de la solidarité des habitants qui cachent les tenues des jeunes brigades de l'IRA afin que le défilé puisse avoir lieu. Celle de la révolte des prisonniers nord-irlandais, couvert d'une couverture et barbouillant leur cellule de leurs excréments. http://motamots.canalblog.com/archives/2012/10/25/25403722.html
Maelle.S
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Une de mes plus belles claques en littérature! Quelle style, quelle écriture et quelle histoire... J'ai appris bien des choses en lisant ce livre, l'histoire de l'Irlande nous est majoritairement méconnue et S. Chalandon en livre ici un pan dur et noire avec brio et émotion.