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Penser, c'est-à-dire ?

Enquête neurophilosophique

Dominique Laplane

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Un nouveau regard sur les rapports de la pensée et du langage. Sur la base des données neuropsychologiques disponibles, l'auteur défend l'existence d'une pensée sans langage et montre que celle-ci gouverne la pensée complète. Double conséquence, il convient de s'émanciper de tout conception repliant la pensée sur un langage qui ne serait qu'un code autoréférentiel, et de restituer aux affects leur rôle moteur.

Cet ouvrage renoue avec la grande tradition du recours aux données expérimentales comme socle indispensable de la réflexion philosophique et montre combien la prise en compte du savoir récemment acquis par les sciences du cerveau conduit à reformuler l'approche de ce fait humain fondamental qu'est la pensée.

Alors que la physique a considérablement fait évoluer notre vision de la matière, dont la « dématérialisation » permet de formuler l'hypothèse selon laquelle l'expérience consciente ferait partie des « matériaux de l'Univers », les apports de la neuropsychologie n'ont guère été exploités.

Pourtant, nombre d'observations classiques témoignent de l'existence d'une pensée sans langage, véritable référent du langage et gouverneur de la pensée langagière qui seule est complète. Sur cette base, analyse à l'appui, on s'aperçoit que bien des questions posées par le langage, qui restent au centre de la philosophie, se trouvent extraordinairement éclairées, avec un démenti frappant à formule classique « pas de pensée sans langage » qui transformait ce dernier en un code autoréférentiel. Le gouvernement de la pensée complète par la pensée sans langage invite à restituer aux affects leur rôle moteur et la logique se trouve ramenée au simple rôle d'auxiliaire de la pensée.

Dans le domaine de la conscience, la prise en compte de données telles que l'auto-désignation des jeunes enfants, les amnésies massives sans perte d'identité, les états de « conscience vide », etc., plaide pour une relance de la réflexion. Associant ces bases factuelles indiscutables et la conception aujourd'hui la plus crédible selon laquelle notre cerveau est un système autoréférentiel, l'auteur conduit son enquête et la fait déboucher sur une réflexion sur les critères du vrai qui renoue avec la grande tradition spéculative.

Dominique LAPLANE, professeur honoraire de Neurologie à la Salpêtrière, s'intéresse aux implications philosophiques de la neurologie depuis une trentaine d'années et a publié plusieurs ouvrages marquants sur le sujet.


Entre vérité et préjugés. De l'existence d'une pensée sans langage. Que faut-il entendre par pensée ? La pensée sans langage. Le gouvernement de la pensée. La référence du langage ou le signifié. Quelques hypothèses sur les mécanismes de la pensée sans langage. Importance de la vie affective. Le mentalais ne peut exister. Le cognitivisme. Le connexionnisme. Quelques traits de la pensée sans langage. Le rôle du langage dans la pensée. La thèse classique ou loi de Sapir et Whorf. Le langage interfère avec la pensée. Herméneutique. Principes généraux. La conscience. Le cerveau fabrique la pensée. La conscience de moi. Les paradoxes de la conscience. Et maintenant, philosophons. L'homme autoréférentiel. On ne philosophe que sur ses préjugés. Importance du débat sur la conscience. Peut-on dissoudre le problème corps-esprit ? Retour sur la conscience et son contenu. La conscience comme matériau de l'univers. Épilogue. De la philosophie à la sagesse. Liberté et dignité. Qu'est-ce que la liberté ?

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Avis des lecteurs
Publié sur
29/10/19
La pensée neurophilosophique du futur !!!
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gravero
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BABELIO