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L'identité malheureuse

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Avis des lecteurs

 
4/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
Enroute
3.71
17 Mars 2017
Publié sur
Papi ronchon reprend la plume et il a beaucoup baissé depuis "la défaite de la pensée". Le pamphlet commence par la question de la laïcité à l'école, enchaîne sur celle du féminisme moderne, poursuit .....
fklevesque
3.71
21 Novembre 2016
Publié sur
Un ouvrage remarquable assis sur une analyse emplie d'intelligence. Des démonstrations simples et pertinentes qui montrent que l'"être" peut et doit survivre à la confrontation avec l'"autre" sans don.....
Jean_Avesnes
3.71
10 Novembre 2016
Publié sur
J'ai vécu la lecture de cet ouvrage comme une véritable satisfaction intellectuelle. Les pensées qui y sont exprimées sur le thème de l'identité bénéficient d'une telle conscience professionnelle (Ala.....
Napoleon69
5
Publié sur
Un livre important emprunt d'un grand courage et d'une profonde nostalgie. Restera sans doute l'un des plus importants des années 2010...
Franck
1
Publié sur
Finkielkraut a sombré dans l'obsession identitaire, qui est au mieux une voie de garage pour la pensée et au pire un leure à usage des partis politiques populistes en recherche de boucs émissaires.A classer au rayon de la littérature réactionnaire aux côtés des publications de Obertone, Xavier Raufer,de l'IPJ.....
5
Publié sur
THIERRY.C
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
"Nous ne pensons que par hasard aux circonstances permanentes de notre vie; nous ne les percevons qu'au moment qu'elles s'altèrent tout à coup." Valéry. Le philosophe retrace l'histoire de la notion d'identité française à travers les Lumières et le romantisme. Sous l'égide de Lévi-Strauss et de Pascal. Cet amoureux fou des livres vit, respire au milieu des livres : là l'ennui est impossible. Il revendique et honore la culture, combat et exécre l'ignorance et la vulgarité : non le rap ne vaut pas Mozart, non Marc Lévy ne vaut pas Flaubert, non, non et non, tout ne se vaut pas ! Il dénonce la tyrannie de l'immédiat et la dictature de l'audimat. Finkielkraut aime la France et le revendique. Il pointe le doigt là où la France a mal : son école, l'intégration. Il souligne l'abus de pouvoir du relativisme et de l'égalitarisme. Les lectures des livres de Finkielkraut sont toujours revigorantes. Chaleureusement recommandé, donc ! "L'arbre généalogique des uns est tenu pour suspect et leur enracinement pour nauséabond, tandis que les autres sont invités à célébrer leur provenance et à cultiver leur altérité."
victoire.n
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Les œuvres de Alain Finkielkraut ne me sont pas étrangères car il était un des auteurs que nous avions à étudier quand j'étais encore lycéenne , puis étudiante. C'est pourquoi, j'ai été très surprise d'assister à ce " lynchage " médiatique des " penseurs " et " pseudo intellectuels " de notre époque " moderne ". On l'affuble de toutes les tares. On l'insulte dans la rue (Voir l'émission sur Alain Finkielfraut sur Arté au mois de mars dernier). Il est vu comme un " néolibéral " ou un " réactionnaire " ou encore un philosophe engagé dans les idéaux, bastions du FN. De " La défaite de la pensée " à " L'identité malheureuse ", j'avoue ne pas comprendre l'attaque qui voudrait qu'Alain Finkielkraut soit antisémite, raciste et partisan du FN. Conservateur ? Oui, sur certains sujets mais pas réactionnaire n'en déplaise à certains lecteurs ou autres. Dans " L'identité malheureuse ", le philosophe fustige la société de notre temps. Il met en exergue la crise que traverse actuellement la société française. Loin de sonner le glas de la civilisation française, égalitaire et fraternelle issue de l'héritage des Lumières, il s'inquiète devant l'outrecuidant échec du vivre-ensemble en particulier à l'école. Cette expression ou ce nouveau vocable atteste effectivement selon lui d' une crise identitaire et d'une crispation des identités car " la fréquence du mot traduit le désarroi d'une société qui voit la disparition de la chose. ". Reste ensuite pour lui à pointer du doigt les manquements et les causes qui ont rendu possible cette déconfiture. Il y a d'abord la mutation de la société devant l'impératif économique. Alain Finkielkraut fustige alors le système néo-libéral qui met à mal la société française mais pas seulement " notre situation ne peut se résumer à l'effacement progressif de citoyen par le travailleur - consommateur, tout n'est pas business as usual : il y a aussi la discordance des usages. ". Sa verve se dirige vers le laxisme et la facilité de certaines couches sociales lorsqu'elles se mettent à penser. Dans ses attaques, il dirige sa plume vers les bobos, le législateur et les politiques qui font abdiquer la raison, la réflexion au profit d'une certaine pensée " politiquement correct ". Autrement dit, il impute la faute à une nouvelle émergence de la pensée gauchiste comme de la droite moderne à savoir " la pensée anti système ". Celle-ci réfute l'ancien au profit du moderne sans savoir qu'on ne peut se couper de la filiation historique et culturelle d'une Nation qui produisait pendant de longs siècles des esprits éclairés ayant contribué à repenser l'Homme et ayant produit une formidable " Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen ". Il rend coupable cette pensée relativiste et tiède qui contribue à avorter le processus de l'intégration des enfants d'origine étrangère à l'école de la République. Il dénonce le traitement de la différence qui met en exergue la différence de culture et de religion conduisant au communautarisme. La question du voile est ici évoquée de même que la difficulté pour les enseignants d'enseigner l'histoire dans certaines zones d'éducation prioritaire. Ainsi, la laïcité dont il défend l'utilité est ici écornée par certaines populations qui refusent selon lui de jouer le jeu républicain et de la Démocratie. Mais son essai critique ouvertement le règne du médiocre et de l'appauvrissement culturel. Il déplore le nivellement par le bas dans les référentiels du programme pédagogique. Ainsi dénonce-t-il la suppression de l'épreuve de " Culture générale " dans certains concours. De même l'engouement pour les outils multimédias ont précipité les générations actuelles dans une non maîtrise des différents niveaux de langues ainsi qu'un appauvrissement dans la syntaxe et le lexique utilisé. C'est le règne du vulgaire. Le terme " merde ", " chier "... sont sur toutes les lèvres. Le parler jeune, les nota bene " mdr ", " lol " pullulent et du coup " on dit son ressenti sans filtre, sans fioriture " car et il continue " on se met à l'aise ". En conclusion, " L'identité malheureuse " est un état des lieux d'un malaise dans la civilisation. Il attaque sans ménagement les minorités ethniques qui font fi de la question d'égalité et de laïcité. Cependant, le lecteur attentif peut reprocher un fait à Alain Finkielkraut : sa pensée frise souvent la généralité. Certes il y a une minorité visible qui refuse l'intégration et qui prophétise la haine de l'Occident. Mais il y a une très grande part de la population musulmane (car c'est de cela dont il est question aussi dans son livre) qui s'intègre et qui réclame le droit à l'indifférence. De même, la lecture peut être gênée par les références à Maurice Barrès dont on connaît les ambiguïtés face à la question juive notamment. Il y a aussi un certain clin d'œil à la notion -chère à Alain Finkielkraut -de l'Européanité. Cette notion a créé des controverses et polémiques. Enfin, la volonté acharnée d'Alain Finkielkraut de vouloir à tout prix que les français d'origine étrangère gomment leur appartenance à une origine peut poser problème. Ils doivent selon l'auteur renoncer à cette particularisme au nom de l'idéale assimilation pour entrer pleinement dans le pays des Lumières. Or, cette appartenance à une autre origine pourrait se révéler une richesse. Ainsi, les Etats-Unis d'Amérique a pu voir naître une formidable culture noire, afro-américaine créatrice de nombreux courants littéraires, musicaux et artistiques. L'intégration doit primer sur l'assimilation car l'étranger peut créer un syncrétisme culturel au sein de sa nouvelle patrie. Dans l'ensemble, ce texte mérite d'être lu. Il ne fait l'apologie d'aucune théorie raciste et islamophobe. Il n'évoque pas non plus une pensée passéiste ou nostalgique. Malgré quelques points de désaccord avec l'auteur, l'ensemble ne retrace que des faits avérés d'une société qui va mal dans son ensemble : le non vivre - ensemble (il suffit de voir le traitement des ROM et la montée du FN), la médiocrité ambiante (la téléréalité, la pensée anti système ...), la difficulté d'enseigner dans certaines zones au pays de Voltaire (violence envers les enseignants, mise en doute de leurs paroles, l'apathie des institutions face aux problèmes et dégâts)... Je recommande la lecture de ce livre. En effet, on ne peut fustiger une pensée que si on l'a lue en la passant au crible de la Raison.