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L'homme de Lyon

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Filox
3.57
27 Février 2016
Publié sur
Un roman très efficace qui nous plonge dans les affres de la derniere guerre principalement à Lyon : nazis, résistants , état d'urgence ... Une enquête précise, dans un style ciselé, et haletante sur .....
JoyeuxDrille
3.57
22 Mai 2015
Publié sur
Nouvelle variation sur le passé, les non-dits familiaux qui pourrissent la vie de génération en génération. Encore une fois, les racines s'ancrent dans la sombre période de l'Occupation, mais Lorrain .....
kikibaba
3.57
13 Octobre 2014
Publié sur
Huit ans après la mort de son père, un homme reçoit un cadeau de sa part. Un carton plein de photos et de papiers avec une lettre. Il va chercher à en savoir plus sur l'enfance et la jeunesse lyonnais.....
4
Publié sur

Avis des lecteurs

 
5/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
Portrait de (M.) Dominique.L
(M.) Dominique.L
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Mettre ce roman sous l'aile de Modiano, c'est d'abord manier le compliment. C'est ensuite souligner plusieurs analogies : une intrigue sous l'Occupation - "L'époque n'est pas d'une clarté idéale, certains n'avaient choisi aucun camp, d'autres avaient été dans les deux." - dans une ville, Lyon, particulièrement concernée (Jean Moulin, Aubrac, Caracalla, Caluire, Barbie, Touvier...) ; aussi le front père-fils : le père, fermé de son vivant, lègue à son fils de mystérieux documents comme autant de clés d'accès à un secret lié à l'Occupation, à lui de remonter jusqu'à la vérité ; et encore le relent d'auto fiction que corroborent de nombreux indices... Le rapprochement a des limites : les fantômes du passé concernent moins le fils que le père, celui-ci les aura remués toute sa vie, celui-là le temps de son investigation (et du roman) ; les lieux sont moins frappés d'étrangeté que bouleversés par l'urbanisation ; le narrateur est moins énervé qu'intrigué, l'écriture est moins exubérante - je fais allusion aux premiers livres du Maître (énervé et plus, exubérante et plus), que marquée de l'efficacité journalistique. Le Maître, le Maître... et le bon exercice d'un émule : s'il existait le prix Patrick Modiano, ce serait un bon candidat !
Portrait de Vanille.L
Vanille.L
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Huit ans après la mort de son père, le narrateur reçoit un très curieux héritage : un paquet contenant une lettre et six photographies qui semblent, d'abord, n'avoir aucun lien entre elles : une photo de son père et de son arrière grand-père, une autre de Jean Moulin, une troisième d'une tante morte pendant la guerre... Sur la dernière photo, on voit une cour d'école déserte et une légende mystérieuse : "C'est là que tout a commencé et que tout a fini." La photo date de l'été 1944. Une "injonction" paternelle lui impose de décrypter les photos dans l'ordre, comme un puzzle à reconstituer avec quelques pièces seulement. Commence alors une sorte d'enquête pour le narrateur à partir de ces révélations partielles et troublantes une partie des choses. C'est l'occasion pour le narrateur de découvrir ce père si discret, si secret de son vivant,ce père sévère, indéchiffrable, pour qui la vie était "un perpétuel concours", une succession d'obstacles à franchir, d'épreuves à surmonter pour lesquelles il fallait être bien armé car le pire était toujours possible... Un père qui se montre étonnamment presque expansif et volubile dans ces lettres. Et c'est le début d'une sorte de quête des origines, une fouille dans un passé que l'on devine lourd d'emblée. Muni des seuls indices légués par son père, le fils se met à explorer le passé, le sien, celui de son père, celui d'une ville, Lyon, aux temps troublés de la Gestapo, de la Milice et de la Résistance. Il nous entraîne dans un labyrinthe où tout semble faire signe, avoir un sens, mais où tout peut être un piège à fantasmes avec tous ces chemins qui ne mènent nulle part, ces impasses, ces raccourcis, ces traboules... Le narrateur, en mettant ses pas dans ceux de son père tente d'arracher à la ville les secrets qu'elle a enfouis. Les liens entre le père et le fils sont évoqués avec beaucoup de justesse et de pudeur. Les sentiments du narrateur évoluent au cours de sa quête à l'égard de ce père qui lui a toujours semblé un peu étranger, mystérieux. En découvrant l'enfant qu'était son père, le narrateur comprend mieux certaines attitudes, certains regards, certains principes, certaines peurs... Ce roman n'est pas le premier sur le poids des secrets familiaux sur fond de Seconde Guerre Mondiale, mais Ce n'est bien sûr ni le premier, ni le dernier roman sur le poids des secrets familiaux, mais l'auteur a le mérite de ne pas avoir cédé aux facilités du mystère pour le mystère, du pathos larmoyant ou des effets stylistiques lyriques. Il s'agit véritablement d'une (en)quête, et l'auteur a su en adopter le ton, à la fois précis, méticuleux, teinté parfois d'une pointe d'ironie, ce qui contribue à conférer au roman une force certaine. L'émotion n'est cependant pas absente de ce récit, glissée "entre les portraits à la pointe sèche et les souvenirs pudiquement évoqués". Au fil des pages, de Paris à Menton et de Lyon à Berlin, se dessine la figure d'un père maladroit, inhibé, empêché de s'abandonner à ses sentiments, mais aussi le portrait d'une famille emprisonnée dans le non-dit, et surtout le visage d'un fils blessé qui se réconcilie. On appelle souvent cela le travail de deuil. Dans ce roman, il est bien plutôt question de libération et d'amour pudique enfin exprimé... Dans le même temps, François-Guillaume Lorrain nous entraîne brillamment dans un labyrinthe de rencontres, de réminiscences et de secrets ensevelis...