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Les faibles et les forts

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Avis des lecteurs

 
5/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
Delphou
4.09
22 Mai 2017
Publié sur
Un roman poignant et intéressant sur la ségrégation raciale aux États-Unis et ses stigmates.
frconstant
4.09
31 Janvier 2017
Publié sur
« Les faibles et les forts", livre que j'ai 'brocanté' pour 2,95€ est un vrai coup de coeur! Sorti de la plume de Judith PERRIGNON, (Editions Stock, 2013), il nous plonge, en 2010, au coeur d'une fam.....
Hamisoitil
4.09
12 Mai 2016
Publié sur
Voilà un livre qui relate l'histoire de six enfants noirs, noyés (pratiquement tous de la même famille) dans la rivière rouge, au nord-est de la Louisiane, le 2 août 2010, parce qu'ils ne savaient pas.....
Sweet.M
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Pour la famille Baker, la journée n'avait pas très bien commencée. Une descente de police infructueuse, de bon matin dans leur appartement, a suffi à créer des tensions entre Marcus, l'adolescent renfermé, Dana, sa mère et Mary Lee, sa grand-mère, inquiète de voir ses petits-enfants mal tourner. Deborah, la sœur, Wes et Jonah, les frères de Marcus observent quant à eux la scène, tout en évitant de prendre part au conflit. Heureusement, l'après-midi prévu sur les bords de la rivière Rouge devrait réconcilier les uns et les autres, apaiser les tensions et faire oublier ce désagrément malheureusement fréquent pour la population afro-américaine de Louisiane... Mais la journée va virer au cauchemar lorsque Marcus, suivi par six autres enfants, se retrouve entraîné au fond de la rivière sous le regard impuissant des adultes. Lui seul sera sauvé et survivra à la noyade. On découvre alors que, comme 60% de la population afro-américaine, aucune des personnes présentes ce jour-là ne savait nager... On fait ensuite un saut dans le temps pour revenir en 1949, où Mary Lee nous raconte un épisode marquant de sa jeunesse. A cette époque, la politique de ségrégation fait que les Noirs n'ont pas accès aux piscines où vont les Blancs. Mais la déclaration malencontreuse d'un politique va remettre en question ce droit, provoquant des émeutes et une véritable guerre civile dans la ville de Saint Louis. Mary Lee assiste, terrorisée, à ce déchaînement de haine et de violence à l'encontre des siens, qui laissera de lourdes séquelles à son frère Howard qui avait osé aller se baigner... Comment ces deux évènements, pourtant séparés par soixante années, s'avèrent être intimement liés ? C'est ce que nous explique, avec beaucoup de pertinence, Judith Perrignon dans ce roman habilement tissé, inspiré par des faits réels. En liant ces deux époques, elle révèle la transmission d'une peur, d'un traumatisme chez l'ensemble d'une population. Elle fait remonter la peur de l'eau chez les Noirs au temps de l'esclavage, une peur transmise de génération en génération, comme un héritage et qui reste, aujourd'hui encore, profondément ancrée chez une grande partie d'entre eux. Par le récit d'un drame en particulier, l'auteur pointe du doigt une réalité désolante liée à un passé douloureux. Elle nous confronte également à l'injustice, à la discrimination et la violence dont sont victimes de nombreux afro-américains, auxquels on reproche leurs dérives, sans pour autant leur donner une chance de s'intégrer... L'écriture de Judith Perrignon et la construction de son récit sont percutants et réellement bouleversants. Difficile de ne pas céder aux larmes qui montent face au drame humain qui se joue sous nos yeux et dont on découvre qu'il est loin d'être un fait isolé. J'ai été profondément émue par la force de ce récit, par sa justesse et par les vérités effrayantes qu'il renferme. Un texte à découvrir absolument !
Isabelle.I
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Markus, adolescent renfermé, sera le seul survivant d'un terrible fait divers... Deborah sa sœur, Wes et Jonah ses frères et trois de leurs cousins eux ne s'en sortiront pas, un cauchemar. Pourtant ce jour-là, au bord de la rivière rouge, ce devait être jour de détente organisée par leur grand-mère Mary Lee, afin d'apaiser les tensions provoquées au sein de la famille Baker le matin même par une descente infructueuse de police dans l'appartement. Pourtant pas un événement non, plutôt un incident courant parmi la population afro-américaine en Louisiane... Juillet 2010, Judith Perrignon vient d'apprendre la nouvelle, un fait réel : " Six enfants Noirs d'une même famille viennent de se noyer en voulant se sauver les uns les autres... " Aucun d'eux ne savait nager " pas plus que la population assistant au drame! Retour en 1949 durant la jeunesse de Mary Lee, elle nous en livre l'explication. La ségrégation agissant, les Noirs n'avaient pas accès aux piscines fréquentées par les Blancs, lesquels apprenant qu'un politique allait remettre ce droit en question vont se déchainer sous les yeux terrorisés de Mary Lee contre les siens dont son frère, qui en gardera des traces indélébiles, il avait osé aller s'y baigner..! Alors à la fois on apprend et on comprend pourquoi, un tel drame avait pu se produire : " 60% de la population noire ayant subi les séquelles des événements de l'époque ayant hérité d'une peur quasi viscérale de l'eau ne savait pas nager " ! L'écriture de Judith Perrignon nous attache à son ouvrage en nous mettant littéralement à sa place pour mesurer les ravages d'un passé tellement douloureux de cette haïssable ségrégation raciale.
Vanille.L
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
C'est autour d'un fait réel survenu en 2012 en Louisiane que Judith Perrignon a choisi de bâtir son roman, un beau roman polyphonique, grave, qui résonne comme un morceau de blues. Un roman en trois actes, en trois dates, trois événements qui entrent en résonance les uns avec les autres. Le livre s'ouvre sur une descente de police dans le baraquement d'une famille afro-américaine, en Louisiane, avec fouille au corps du fils aîné. Une scène banalisée par les faits divers, les séries, les clichés. Alors naturellement, on pense violence, gang, drogue, réduisant des êtres humains à des statistiques, juste des statistiques. Mais c'est penser trop vite et penser mal. Car il n'est pas question de cela, dans le roman de Judith Perrignon, et pour rectifier une vision réductrice des choses, l'auteur emmène le lecteur dans les pensées des personnages, nommant les différentes voix, les distinguant, leur donnant la parole tour à tour puisque aucune de ces voix intérieures n'a le même âge ni par conséquent la même perception des choses et des situations. Nous entendons donc chacun des protagonistes, tous membres de la même famille, Mary Lee, Dana, Marcus, Déborah, Wess..., à propos d'un même événement survenu dans leur vie, qui les renvoie à la fois à eux-mêmes et à une sorte d'héritage commun, d'histoire partagée. Comme si tous les âges de la vie, issus d'une même origine et presque, malgré eux, confrontés à une "condition" commune, noire américaine, qu'ils ne vivent et ne ressentent pas de la même manière malgré cette fatalité qui semble les attendre et les rattrape. La voix de la grand-mère se distingue, elle qui a vécu la ségrégation intimement et violemment. Il y a aussi la voix de la mère, désabusée, lasse ; celle de la petite sœur, préoccupée par sa "première fois" ; celle des deux petits frères, l'un moqueur, l'autre admiratif. Quant aux pères, ils sont absents, simplement absents. Nous sommes au mois d'août, pour tromper la forte chaleur, la grand-mère et les petits-enfants s'entassent dans la voiture pour aller pique-niquer au frais, au bord du fleuve. Ils sont perdus dans leurs pensées. Et d'un coup, le récit bascule soixante ans en arrière, on se retrouve à Saint-Louis, dans le Missouri et on prend alors pleinement conscience de la chute... Dans ce drame en trois actes, suspendu à quelques observations que l'on dit aujourd'hui "statistiques", se joue bien plus qu'un simple fait divers. C'est l'Histoire que Judith Perrignon nous donne à voir, une histoire profonde et implacable, dans ce roman magnifique, écrit d'une plume sobre qui offre une belle ampleur aux personnages et dit la fatalité qui marque tout un peuple depuis des générations. Un récit prenant, édifiant, qui sonne juste et porte loin. "Ce n'est pas seulement une communauté qui se noie sous le poids des préjugés, mais tout le rêve américain".
Christophe.C
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Le 2 août 2010 à Shreveport, dans le nord-est de la Louisiane, sis adolescents se sont noyés dans la Red River qui borde la ville. Aucun d'entre eux ne savaient nager. Ils étaient tous noirs. Dès le début du livre, l'auteur donne la parole aux protagonistes du drame. Parmi eux Mamy Lee, la grand-mère, Dana, la mère minée par les échecs de sa vie, Marcus le frère aîné humilié par un contrôle de police le matin même, Deborah sa fille qui a 15 ans se retrouve enceinte après avoir couché avec Jason, Jonah et Wes les deux jeunes frères... Au cœur du livre, un flash-back nous ramène en 1949 à l'aube de la lutte des droits civiques où une émeute raciale éclate suite à la présence non appréciée des noirs dans une piscine municipale. Cela nous permet de comprendre pourquoi 60 ans plus tard les noirs ne savent toujours pas nager... Ensuite le lendemain du drame le 3 août 2010, des auditeurs témoins de la noyade commentent en direct à la radio ce qu'ils ont vu et ce qu'ils ont essayé de sauver ses enfants noirs. Là encore ces témoignages sont précieux et nous ouvrent les yeux sur la terrible vérité : la peur de l'eau chez les noirs. Le livre se termine par l'histoire de Shine survivant du naufrage du Titanic racontée par Mamy Lee. Judith Perrignon nous raconte une fiction vibrante de douleur dont on se souviendra longtemps. Un livre bouleversant à ne manquer sous aucun prétexte !
Yv.L
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Un bouquin extra qui commence comme un dialogue par chapitre interposé. La grand-mère commence à parler à Marcus son petit-fils, puis suivent Dana, la mère, les frères et sœurs de Marcus et Marcus lui-même. Puis, on remonte 60 ans en arrière pour vivre les émeutes de Saint-Louis, Missouri, lorsque Mamy Lee était jeune fille, avant de revenir à aujourd'hui pour une tragédie qui sera expliquée par le passé. Ce qui fait la force de ce livre, c'est bien sûr le thème qu'il traite : le racisme, la haine de l'autre, sujet qui malheureusement sera toujours d'actualité je le crains. Et ce n'est pas l'époque actuelle qui est la plus tolérante, chaque jour l'actualité nous montre un faits divers ou des phrases des uns et des autres attisant la haine et les peurs. Judith Perrignon écrit là un vrai roman américain comme aurait pu le faire par exemple et sans comparaison Toni Morrison (le peu que j'ai lu d'elle m'est revenu en mémoire à la lecture de ce roman). Elle dresse le portrait d'un jeune noir de maintenant vu par les yeux de sa grand-mère : "Tu vois bien comment c'est dans ce pays, comment fait la police, et puis les juges ensuite. Tu l'attends on dirait. Tu t'habilles déjà comme si tu étais là-bas [en prison]. Avec ton pantalon qui laisse voir ton cul, tu plaides coupable. Tu sais ce que ça veut dire, là-bas, en prison, ce pantalon qui tombe ? Bien sûr que tu le sais. Mon cul est à prendre, c'est ça que ça veut dire. Tu veux que quelqu'un s'occupe de ton cul en prison, Marcus ? Oh, boy ! J'ai honte. Envie de te battre. Tu ne comprends pas que tu ressembles à ce qu'ils pensent de toi, à ce qu'ils attendent de toi, que tu fais mal aux tiens, à ceux qui sont là comme à ceux qui sont morts !" (p.12/13) "C'est tout ce que je vous demande, mes enfants, tenez-vous droits. Tiens-toi droit, Marcus, ne donne pas à ceux qui nous méprisent depuis la nuit des temps de quoi justifier encore cette vieille haine contre nous." (p.17) Les personnages sont formidables, on les voit même s'ils ne sont pas décrits physiquement, on les sent vivre et vouloir se battre pour montrer qu'ils existent, même quand comme Dana la mère, ils sont fatigués de toujours lutter. Mon seul bémol est ma difficulté du départ à me retrouver dans tous les prénoms énoncés qui s'estompe assez vite, puisque chacun s'exprime à tour de rôle. La force de ce texte tient aussi au style, à l'écriture de Judith Perrignon. Les narrateurs alternent, chacun racontant sa vision des faits, de la vie. Les phrases sont longues, très ponctuées, parfois des bribes de dialogue s'y insèrent. Une longue mélopée. Une supplique. Une prière d'une grand-mère à son petit-fils. Elle varie aussi les styles dans les différentes parties, entre dialogues, témoignages (celui du sauveteur est magnifique, lourd, insupportable et d'une beauté et d'une profondeur rares), récits. Évidemment, tout cela n'est pas très joyeux, peu de place est faite aux sourires ou aux rires, sûrement parce que la famille de Marcus a peu de raison de se réjouir de la vie qu'elle mène. Un très beau texte qui m'a scotché par sa force sur un thème pourtant souvent traité et qui me touche particulièrement.
christelle.s
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Il y a des livres qui vous divertissent et d'autres qui vous bouleversent comme un baiser impossible à oublier.....tout comme ce magnifique roman...court mais d'une intensité remarquable.....poignant...profond.....une trés belle plume où les émotions transpirent et vous transportent ....; L'histoire d'une famille noire sur trois générations......"là-bas tout le monde a souffert.Tout le monde a été frappé d'impuissance.Tout le monde attend d'aller mieux....."Une fois de plus le sort s'acharne sur ces hommes et ces femmes déjà tant maltraités......un gros coup de coeur,et une auteure à suivre
Alex.M
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Cela commence par un roman à plusieurs voix un jour où la police investi la maison à la recherche de drogue (qu'elle ne trouve pas). La grand-mère, le fils aîné accusé, la mère, la cadette, chacun raconte l'événement. Puis le récit se déplace en 1949 pour relater un incident à caractère raciste typique de ces années-là dans le Sud des Etats-Unis. Enfin, nous assistons au dénouement de la fameuse journée, tragique, forcément tragique. Tout s'explique et tout prend forme autour de cet été 1949. Pourtant, le titre m'a paru un peu pompeux par rapport au contenu du récit. Un point de vue intéressant sur un injustice qui perdure. L'image que je retiendrai : Celle des tresses de Deborah qui se fait belle pour Jason, avec des perles blanches au bout. http://motamots.canalblog.com/archives/2014/07/14/29768365.html