D’innocentes jeunes femmes enfermées au couvent à leur corps défendant : voilà une image héritée des Lumières dont il est bien difficile de se départir… Si la part des vocations forcées doit être relativisée, comment expliquer qu’au xviiie siècle, deux tiers des établissements détenant des « correctionnaires » étaient les communautés religieuses ?
Aude Loriaud se penche sur l’évolution de ces microsociétés à la suite du concile de Trente qui imposa, en 1563, la clôture stricte comme condition de la vie religieuse féminine. Le contrôle des couvents devint alors un véritable enjeu de pouvoir politique, religieux et familial car ces refuges n’en n’étaient pas moins centres de régulation sociale, rouages de l’institution judiciaire, sanctuaires de la réputation des familles et lieux de conversion et d’éducation en plein cœur battant des villes.
Des puissantes supérieures rompues aux exercices juridiques, aux détenues des « chambres de force », se dessine une grande diversité de conditions féminines, qui renseigne en filigrane sur la vie des femmes de l’époque moderne. À l’affût de toutes les sources, et même les plus discrètes, Aude Loriaud rétablit ici l’histoire des femmes dans les couvents et fait à nouveau résonner leurs voix.
Aude Loriaud se penche sur l’évolution de ces microsociétés à la suite du concile de Trente qui imposa, en 1563, la clôture stricte comme condition de la vie religieuse féminine. Le contrôle des couvents devint alors un véritable enjeu de pouvoir politique, religieux et familial car ces refuges n’en n’étaient pas moins centres de régulation sociale, rouages de l’institution judiciaire, sanctuaires de la réputation des familles et lieux de conversion et d’éducation en plein cœur battant des villes.
Des puissantes supérieures rompues aux exercices juridiques, aux détenues des « chambres de force », se dessine une grande diversité de conditions féminines, qui renseigne en filigrane sur la vie des femmes de l’époque moderne. À l’affût de toutes les sources, et même les plus discrètes, Aude Loriaud rétablit ici l’histoire des femmes dans les couvents et fait à nouveau résonner leurs voix.

