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Le travail - Hegel, Marx, Weber, Arendt

Hegel, Marx, Weber, Arendt

Christophe Rogue

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Papier26,00 €Numérique16,99 €

Destiné tant à fournir un outil de travail efficace qu'à ouvrir des pistes de réflexion, l'ouvrage commence par asseoir les concepts indispensables à une définition (chapitres I, II, III) : le travail est vital, pénible, culturel ; une large part du travail humain est un effort visant à améliorer l'efficacité du travail. Puis il s'attache à montrer la richesse dialectique qui fait tout l'intérêt de la notion (IV, V): asservissement, le travail est en même temps libération ; attaché à la vie et à la matérialité, il devient cette vie même par ses mutations perpétuelles, tout en se dématérialisant de plus en plus.

Conformément à la structure des « Vocation philosophe », une étude suivie du « commentaire » de textes fondateurs : Aristote, Ethique à Nicomaque ; Hegel, Phénoménologie de l'Esprit, Marx, Critique de l'Economie politique ; H. Arendt, Condition de l'homme moderne.

Le travail détermine toute notre existence. Sa réalité obsédante, l'impossibilité croissante où nous sommes d'en faire abstraction pour penser le devenir du monde et de l'humanité lui donnent un statut de fausse évidence qui contribue à en occulter la compréhension et lance un défi majeur au philosophe.

Analyse de la notion

Au-delà de la nécessité vitale, le travail est à l'origine des transformations de l'homme et de son environnement. Loin d'assurer la répétition d'un rapport identique de l'homme à la nature, il en détermine une évolution sans répit et rejaillit constamment en travail de l'homme sur soi tout autant qu'il s'impose comme l'enjeu central des conflits et des partages souvent douloureux de la richesse produite dont nos sociétés sont le reflet.

Étude de textes

Dans la 3e partie des Principes de la philosophie du droit, Hegel propose une synthèse remarquable du rôle pivot du travail au sein de la société civile. Marx, dans Le Capital, reprend l'idée hégélienne de la nature dialectique du travail, mais en la rapportant à un postulat matérialiste : le passage du livre I où sont envisagés le développement de la valeur-travail et le « fétichisme de la forme marchandise » en fournit une illustration exemplaire. Max Weber, dans L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, offre un contrepoint intéressant au matérialisme marxiste.

Enfin, l'étude d'Hannah Arendt sur La condition de l'homme moderne aide à repenser la réalité désormais omniprésente d'une activité laborieuse où l'homme court le risque de se perdre lui-même.

Christophe Rogue, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est agrégé et docteur en philosophie. Spécialiste des origines de la pensée économique, il a collaboré à divers ouvrages de philosophie. Il est l'auteur chez Armand Colin d'un livre de présentation de la philosophie platonicienne (Comprendre Platon, 2002).


Analyse de la notion. La nécessité du travail. L'homme, animal laborans. Les mutations du travail. Le travail dialectique. Perspectives contemporaines. Étude de textes. Travail et esprit. La valeur-travail et le fétichisme. Le devoir de travailler. Le travail comme perte du monde.