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La servante du Seigneur

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Jean Védrines présente "Âge d'or"

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Nathalie Sauvagnac présente "Les Yeux fumés"

Abdourahman Waberi présente "Pourquoi tu danses quand tu marches ?"

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Avis des lecteurs

 
3/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
clairelili
3.18
03 Juillet 2017
Publié sur
Une lettre à sa fille partie se consacrer à un Dieu qui la coupe des siens. Jean-Louis Fournier illustre à merveille la définition de l'humour comme politesse du désespoir...
rapha511
3.18
11 Mai 2017
Publié sur
Formidable... Encore un hymne à l'amour... Fournier est vraiment un véritable coup de coeur de ces derniers mois... La lecture et les mots prennent de l'ampleur et de l'importance au fil des pages........
domisylzen
3.18
20 Février 2017
Publié sur
Un cri, une douleur … D'un père qui a perdu sa fille. Mais elle n'a pas disparu. Elle est ici-bas mais n'est plus visible. Elle est rentrée dans les ordres. Une servante de Dieu. Les règles sont stric.....
Sweet.M
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Dans cette lettre d'amour mêlée d'incompréhension, Jean-Louis Fournier s'adresse certes au lecteur, mais surtout à sa fille Marie, celle qui de " charmante et drôle " est devenue " sévère, [...] dogmatique, autoritaire ". Cette fille qu'il a tant aimée et qu'aujourd'hui il ne reconnaît plus. Cette fille qu'il admirait, mais qu'il a " égarée " depuis qu'elle a rencontré Philosophe, un homme aux paroles mielleuses, et qu'elle s'est engagée sur le chemin de la foi... Une foi pernicieuse, excessive et intolérante, qui s'apparente davantage à un endoctrinement qu'à une véritable révélation mystique... Cela faisait longtemps que j'avais envie de lire un roman de Jean-Louis Fournier, auteur que l'on m'avait maintes fois recommandé ! C'est maintenant chose faite ! Et je constate que c'est un homme qui visiblement n'a pas été épargné par la vie... Père de deux fils handicapés, veuf, voilà qu'il raconte à présent que sa fille s'est engagée dans ce qui a tout l'air d'être une secte ! Ça en fait des malheurs pour un seul homme ! Malgré cela, l'humour est omniprésent et, s'il n'est pas toujours signe de bonheur, il témoigne néanmoins d'une rage de vivre impressionnante et qui force le respect. Un récit court, intimiste et particulièrement intense, qui mêle souvenirs heureux et présent douloureux et qui s'achève sur une ultime supplique absolument bouleversante !
zazy.m
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Jean-Louis Fournier a écrit un Hymne d'amour à sa fille Marie " entrée en religion ". Oui, mais quelle religion ? Mis à part Monseigneur qui a étendu son emprise sur elle, nul couvent ou ordre religieux ne se profilent. " Monseigneur ne me paraît pas très catholique. Je ne lui donnerais pas le bon Dieu sans confession. " " Elle est dans les ordres ou elle est aux ordres ?". Elle a fait vœu de pauvreté, mais demande, à son père, un 4x4 intérieur cuir et une pension.... " Elle voudrait être une sainte subventionnée ". " Heureusement qu'elle a fait vœu de pauvreté, sinon elle m'aurait demandé une Rolls-Royce ". Jean-Louis Fournier écrit : " S'ils plaisantent, c'est peut-être pour être moins malheureux. L'humour est un antalgique, on l'utilise quand on a mal ". C'est ce qu'il fait dans ce livre d'une fort bien belle façon, à la manière des désespérés, il invite même Desproges, son compagnon, à son secours. Parodiant une des dernières paroles du Christ, il écrit " Fille, Pourquoi nous as-tu abandonnés ? " Il lui pose et se pose beaucoup de questions, voudrait comprendre : " Peut-être qu'à la différence des piles, les sentiments s'usent quand on ne s'en sert pas ". " Pourquoi maintenant c'est si difficile ? " " Pourquoi, maintenant que tu dis être heureuse, que tu déclares être sur terre pour le bien des autres, tu t'es durcie ? " Pourquoi, depuis que tu es à Dieu, tu es odieuse ? " Que peut-il espérer d'autre que le bonheur de Marie ; " L'important, c'est qu'elle soit heureuse. Est-ce qu'elle est heureuse ? " Au fil des années, il ne partage plus grand-chose avec sa fille et c'est terrible pour lui " Je ne l'ai pas invitée au Théâtre du Rond-Point pour voir mon dernier cheveu noir. Je n'ai pas eu envie qu'elle vienne. " Quelle phrase terrible et horrible Petit livre qui se lit très vite, mais poignant et qui ne se laisse pas oublier. Le sectarisme enferme et coupe de tout. " Sectaire, ça commence comme sécateur, ça coupe. Ça coupe des parents, ça coupe des amis, ça coupe du monde professionnel, ça coupe du monde tout court. ". Et puis, il y a l'attente, cette attente de la voir quitter son gourou, revenir à son travail de graphiste qu'elle aimait tant. Jean-Claude Fournier avec l'humour acide du désespéré, souffre. Sa détresse affleure à chaque phrase, mais il ose quémander avec cette supplique : " Reviens, avant que je m'en aille. " J'ai lu de lui Poète et paysan où il y avait déjà cet humour noir et acide. D'autres sont dans l'attente. Jean-Louis Fournier est une belle personne, normal puisqu'il a travaillé avec Desproges en réalisant " La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède " ! N'hésitez pas, lisez-le, c'est un petit bijou d'amour acide.
Marion.C
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Nous avions eu la femme de Jean-Louis Fournier ainsi que ses fils et puis voilà un livre sur sa fille! Ce livre est totalement dédié à elle, il raconte le chemin de sa fille vers Dieu. Elle a changé de vie et ne vit que de prières, il lui parle directement, il parle également du mal qu'il a à l'avoir vu changer et à ne plus la voir physiquement. Un livre plein de reproches envers sa fille et à la fois plein d'humour noir. Un livre court comme toujours de Jean Louis Fournier avec des petits chapitres. J'ai trouvé qu'avec ce livre, on entrain dans l'intimité totale de Fournier et qu'il était vraiment très médisant et à la fois très imbus de lui. Je n'ai pas du tout apprécié alors que j'avais adoré Veuf et Où on va papa? et ainsi j'attendais avec impatience celui-ci. Déçue. Je suis peut-être passé à côté et je n'ai pas compris le sens qu'il a voulu donner à son livre... Je pense qu'il avait besoin de l'écrire mais peut-être qu'il aurait fallu que ça reste entre eux et pas diffusé au monde entier...
Christophe.C
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
J'avais beaucoup aimé "Où on va papa", un livre sur la maladie de son fils Thomas. Son dernier livre intitulé "la servante du seigneur" concerne cette fois sa fille qui a choisi de devenir une sainte suite après avoir rencontré d'un homme catholique. J-L. Fournier n'accepte pas la décision de sa fille qui selon lui a changé radicalement : "Je ne la retrouve plus. Elle n'est plus la même. Je ne la reconnais plus." À force de se poser des questions (trop peut-être !), il finit par comprendre qu'elle a le droit de suivre cette voie mais il doute sur son épanouissement personnelle :"elle n'a pas été mise sur Terre pour que ma volonté soit faite, pour que je sois heureux. L'important c'est qu'elle soit heureuse. [Mais] est-ce qu'elle heureuse ?" Il s'interroge alors avec humour sur l'homme ("Belzébuth") qu'elle a rencontré, comment elle vit loin de sa famille et particulièrement de son père, ce qu'elle fait, si elle a des loisirs, etc. Il se demande si elle ne regrette pas son choix. Elle lui manque et il aimerait passer plus de temps à ses côtés comme avant. C'est pourquoi, il nous fait aussi partager des moments de joie et de tristesse qu'il a vécu auparavant avec elle. Sa fille a tout de même lu son livre. Dans les dernières pages de ce dernier, elle explique son choix de vie à son père, ce qu'elle pense à propos des interrogations, des inquiétudes de celui-ci. Elle tente en fait de le rassurer : "Moi j'ai choisi de vivre retirer du monde pour le voir de plus haut [...] maintenant je fais de l'humour rose parce que ma vie est rose d'espérance." Ce récit sur la relation père/fille est à la fois émouvant et triste car c'est le cri du cœur d'un père qui incite sa fille à REVENIR parmi les siens. Bref, un livre qui ne laisse pas indifférent.
Laure.M
1/5
03 Avril 2015
Publié sur
La servante du Seigneur est un roman ou un récit, ou une supplique ? C'est en tout cas le message d'un homme désarçonné, le désarroi d'un père qui voit sa fille s'éloigner, qui ne la comprend plus, qui se demande s'il ne va pas la perdre à jamais. Ce roman est écrit à la première personne ; on se demande s'il s'agit d'un journal intime, et ce n'est pas loin d'être le cas. Le narrateur est un père qui retrouve sa fille après plusieurs années : elle a changé, il la reconnaît à peine. Elle était charmante et drôle, elle était féminine, elle était légère ... Il retrouve une personne grise, habillée de manière terne, sévère et critique. Le livre est un questionnement permanent : les questions se succèdent d'ailleurs, mais sans réelles réponses, comme une complainte. Dix ans auparavant, elle a quitté Paris, est partie vivre au bord de la mer avec la personne qu'elle avait rencontrée. Il a fait des études de théologie et se fait appeler Monseigneur. Le père se pose la question : " elle est entrée en religion, mais laquelle ? " Ce petit livre résume en des paragraphes courts et des phrases brèves toute cette incompréhension d'un père face aux choix de vie de sa fille, qui ne travaille pas, n'a plus les mêmes valeurs que celles inculquées ; il en souffre, est perdu, ne comprend pas et le dit. Malheureusement, ce livre qui se veut touchant a le goût d'un règlement de compte atténué d'un père - qui se trouve être écrivain - face à un choix qui le dépasse, sans que la compassion ne s'installe, sans que l'on réussisse à entrer dans cette histoire, à s'intéresser à cette incompréhension paternelle. Il n'existe pas réellement d'histoire ou de trame narrative, il n'existe pas plus de liens continus d'un " chapitre " (paragraphe plutôt) à l'autre. Une lassitude s'installe assez vite.