« Nous sommes sortis et nous avons marché tête baissée. Ils étaient sales et armés jusqu’aux dents. Ils nous parlaient avec brutalité. La propagande avait couru de colline en colline : nous n’étions déjà plus des êtres humains. Je savais le sort qui nous attendait, car ma belle-mère avait été noyée la veille, les mains préalablement coupées et sanglées avec une corde autour de sa tête. »
Ainsi parle Godelieve Mukasarasi. Voix basse, images nettes, regard lointain : c’est l’histoire tristement banale d’une femme qui a été violée pendant le génocide rwandais. Cent jours de ténèbres qui lui ont fait tout perdre : son mari, sa fille, sa maison, sa dignité. Mais jamais sa foi en l’humanité. C’est l’histoire d’une femme qui aurait dû s’écrouler mais qui a choisi un autre chemin : celui de la renaissance. Pour elle et surtout pour les centaines de femmes qu’elle a réparées par les mots. Depuis 30 ans, avec un courage exceptionnel, au cœur de son association, Godelieve Mukasarasi a ranimé les âmes détruites, ravivé les corps souillés, réinsufflé aux femmes rwandaises la rage qui coule dans ses veines. Patiemment, elle a remis sur le chemin de la vie plus de mille femmes et des centaines d’enfants nés des viols, ceux que l’on appelle les « enfants du hasard ».
Capucine Graby a vécu, en équilibre, avec cette « reine du Rwanda » pendant plusieurs semaines. Elle a écouté ses nuits, ses doutes, ses joies, et tenté de comprendre la méthode qu’elle a mise en place qui intéresse désormais aux quatre coins du monde. Un récit magnifique et sobre. Une ode à la vie et à la résilience.
Ainsi parle Godelieve Mukasarasi. Voix basse, images nettes, regard lointain : c’est l’histoire tristement banale d’une femme qui a été violée pendant le génocide rwandais. Cent jours de ténèbres qui lui ont fait tout perdre : son mari, sa fille, sa maison, sa dignité. Mais jamais sa foi en l’humanité. C’est l’histoire d’une femme qui aurait dû s’écrouler mais qui a choisi un autre chemin : celui de la renaissance. Pour elle et surtout pour les centaines de femmes qu’elle a réparées par les mots. Depuis 30 ans, avec un courage exceptionnel, au cœur de son association, Godelieve Mukasarasi a ranimé les âmes détruites, ravivé les corps souillés, réinsufflé aux femmes rwandaises la rage qui coule dans ses veines. Patiemment, elle a remis sur le chemin de la vie plus de mille femmes et des centaines d’enfants nés des viols, ceux que l’on appelle les « enfants du hasard ».
Capucine Graby a vécu, en équilibre, avec cette « reine du Rwanda » pendant plusieurs semaines. Elle a écouté ses nuits, ses doutes, ses joies, et tenté de comprendre la méthode qu’elle a mise en place qui intéresse désormais aux quatre coins du monde. Un récit magnifique et sobre. Une ode à la vie et à la résilience.

