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5
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3
Publié sur
3
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Avis des lecteurs

 
3/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
Portrait de Jostein.S
Jostein.S
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
Lorsque Colombe Schneck met au monde sa fille en 2003, elle la nomme Salomé. Elle se souvient alors que sa mère Hélène lui avait demandé de joindre Salomé en second prénom, si, un jour, elle avait une fille pour rendre hommage à sa jeune cousine disparue dans les camps pendant le seconde guerre mondiale. Colombe, peut-être, de crainte qu'une sombre malédiction plane sur le destin de sa fille va enquêter sur ce drame familial. Mais le silence a toujours régné sur ce passé. Sa grand- mère Ginda et sa mère n'ont plus voulu en parler. Elle enquête alors en Israël auprès de Gila (sa tante) et aux États Unis auprès de Myriam la femme du frère de sa grand-mère) . Elle se rend en Lituanie sur le site de l'ancien ghetto de Kovno. Elle veut comprendre pourquoi ces enfants, Salomé et Kalman ont disparu, comment leurs mères respectives, Raya et Macha, les sœurs de sa grand-mère ont survécu et refait leur vie. Ce récit est un hommage personnel à Salomé mais aussi au martyr des juifs lituaniens. "95% des juifs lituaniens ont été tués." " d'un côté, il y avait les Lituaniens, de l'autre les Juifs. Les juifs parlaient yiddish et russe, la langue de l'envahisseur." Colombe Schneck nous révèle la raison qui a provoquée ce secret familial, le choix indicible qui m'a effectivement bouleversée. Même si on peut le comprendre, on ne peut s'empêcher de réfléchir à ce que nous aurions fait en pareille situation. L'histoire est importante, l'hommage louable mais j'ai l'impression que l'auteur ne se sentait pas le droit de confesser cette histoire. À plusieurs reprises, elle met en doute son droit parce qu'elle vit dans un confort bourgeois. Du fait le style paraît hésitant. Il y a de nombreuses répétitions comme si l'auteur avait du mal à transcrire ce récit. L'objectif est toutefois atteint car Colombe redonne vie à Salomé, explique et justifie le passé des trois sœurs Ginda, Raya et Mâcha même si le style semble maintenir un malaise. " Macha et Ginda avaient toujours du mal à supporter ceux qui s'apitoient sur eux-mêmes. Ne crois pas que ce soit de la dureté, on a facilement une bonne raison d'être malheureux, mais on a aussi la possibilité de reconstruire." " toujours choisir la vie, les enfants, l'avenir."
Portrait de Clara.L
Clara.L
2/5
03 Avril 2015
Publié sur
Je me disais c'est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d'amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu'une fille comme toi peut écrire sur la Shoah ? Cette question Colombe Schneck se la pose dans ce roman où elle remonte la mémoire familiale. Durant les soixante-dix premières pages soit presque tiers, elle tourne autour du pot. Vais-je me lancer ou pas ? Dès la lecture du nom de l'auteur, le souvenir d'un livre m'est revenu à l'esprit, récit autobiographique racontant une enfance dorée et luxueuse. Ici aussi, Colombe Schneck ne peut s'empêcher à quelques reprises de placer des signes de richesse. Passons car là n'est pas le hic. Alors qu'elle est enceinte, sa mère Hélène lui demande de donner à l'enfant le prénom de sa défunte cousine Salomé. Hélène n'en dira pas plus ni mère Ginda . Elle accouche d'un garçon mais son deuxième enfant, une fille, portera ce prénom. La famille maternelle Juive est originaire de Lituanie, une famille réduite après la guerre. Ginda et Hélène n'en n'ont jamais parlé, sujet tabou sur lequel on a voulu tourner la page. L'auteure cherche à en savoir plus et découvre les faits. Trois générations déportées : la mère de Ginda, ses sœurs et leurs enfants Seules les deux grandes tantes de l'auteure en sont revenues vivantes. La vie de ses deux femmes a eu un coût, celui d'une horreur inimaginable mêlant sacrifice et sens de la famille. En tant que lectrice et mère, j'ai été émue, interpellée par l'épreuve où sont passées ces deux femmes mais il il se dégage de ce livre une impression générale de confusion. Si l'on y retrouve des thèmes liés à la Shoah sur la transmission, la peur de voir ressurgir le malheur, je me suis posée la question de savoir quelle était la finalité de ce roman-témoignage. Purement cathartique ? Je n'ai pas la réponse mais il me reste le sentiment d'un livre inabouti où l'auteur n'arrive pas à trouver sa place.
Portrait de catherine.a
catherine.a
3/5
03 Avril 2015
Publié sur
L’auteur vient d’avoir une petite fille, et décide de la prénommer Salomé, en hommage à une grande tante disparue dans les camps lors de la seconde guerre mondiale. L’auteur va alors décider de s’interroger sur ses ancêtres, ceux qui sont morts dans les camps nazis pendant la seconde guerre mondiale, et ceux qui en sont revenus et sur son statut de juive dans la société contemporaine. Elle va s’intéresser, en particulier, sur deux tantes qui avaient refait leur vie, après avoir perdu leur premier mari et enfants pendant la guerre. Ce livre est aussi sur la Lituanie et son histoire pendant la seconde guerre mondiale et après. Chronique de son questionnement, on est avec elle dans ses doutes, dans ses recherches. Ce n’est pas un livre de plus sur la Shoah c’est un livre très personnel mais il nous dévoile aussi un pan de l’histoire des juifs en Lituanie, leurs vies sous le nazisme puis sous domination soviétique. J’ai aimé aussi retrouver certaines références à d’autres auteurs qui ont les mêmes questionnements, ou qui ont écrit sur cette période comme Jorge Semprun, Valérie Zenatti ou Annie Ernaux. Un livre très personnel mais écrit avec beaucoup de pudeur.
Portrait de ANGELITA.M
ANGELITA.M
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Salomé, l'histoire d'une petite fille morte pendant la guerre 39-45, mais aussi une petite fille qui est bien vivante puisqu'enfant de Colombe Schneck. Des morts à Auschwitz, des morts dans les camps de Lituanie. Des morts dont la famille a tu l'histoire, la souffrance en cachant tous les éléments. Cette période de l'histoire, 39-45, m'a toujours intéressée, du plus loin que je me souvienne. Entre horreur et fascination. Et ce n'est pas fini. Dès que je peux, je lis des livres sur ce qui s'est passé, comment ont vécu ceux qui ont souffert de cette période, de l'internement, de la séparation. Sans faire d'amalgame, cela peut trouver un écho à ce qui peut se passer actuellement et cette peur qui peut nous tarauder lorsque la poussée de l'extrême droite est aussi poussée en Europe. Il semblerait que les gens n'ont rien compris, qu'il y a un sacré retour en arrière. Pourtant, à l'école, cette période est assez poussée. Mais il semblerait que le devoir de mémoire, au sein des familles, ne se fait plus. La réparation est une (auto)biographie. Colombe Schneck, part sur les traces de ce passé qui lui a été tu. Elle va tenter de savoir, en interrogeant sa famille, des histoires, ce qui a pu arriver à son arrière grand-mère et ses cousins, morts dans les camps, et en particulier sur cette petite fille, Salomé, qui porte le nom de sa fille. La réparation est l'histoire des Juifs de Lituanie. Sous le joug des Russes et également persécutés par les nazis. Les Juifs de Lituanie ont, eux aussi, connu l'antisémitisme avec les quotas. Réparer le mal fait par les Allemands. Ne pas en parler pour ajouter à la tristesse. Prendre sur soi la douleur alors que des femmes, jeunes, ont préféré vivre et laisser mourir leurs enfants. Elles connaissaient le sort réservé aux plus jeunes, aux personnages âgées. Tout faire pour éviter de se souvenir de l'horreur vécue. Il faut également que la famille ne sachent. Les enfants qui suivent ne doivent manquer de rien au niveau matériel, mais ils manqueront de l'essentiel, l'amour d'une mère car elle ne leur montrera pas. A-t-elle peur d'être séparée d'eux, de prendre une décision irrévocable ? Il semblerait que pour certains Juifs le devoir de mémoire soit trop lourd à porter, à supporter. Colombe Schneck nous entraîne sur les pas de sa famille. Une famille dont elle a entendu parler. Une famille dont elle ne s'est pas préoccupée pendant très longtemps. Mais le passé est trop lourd à porter lorsque l'on est une maman. Pourquoi toujours cette peur diffuse de voir son enfant mourir et de survivre. A quoi est-ce dû ? Elle arrivera à faire la lumière. Cela lui permettra de grandir et de ne plus sentir cette culpabilité latente. Une culpabilité ressentie par sa grand-mère et sa mère. Elle veut qu'elles reposent en paix, leur démontrer qu'il ne fallait pas qu'elles se sentent coupables de ce destin, de cette période de l'histoire qu'elles ont été obligées de subir. Les mots sont forts, durs, mais on ne tombe pas dans le mélodrame. C'est l'histoire avec toute son horreur. Mais c'est également une leçon de courage pour ces hommes et femmes qui ont survécu. C'est également un beau message d'espoir. Un petit livre des Editions J'ai Lu que je remercie. Il ne suffit pas de beaucoup de pages pour tout raconter, tout avouer et prendre le lecteur à la gorge. Par contre, je ne sais pas si ces enfants, même jeunes, n'ont jamais rien ressenti durant ces périodes, même si les parents ne montraient rien de ce qui arrivait. Les enfants sont sensibles et même s'ils ne comprennent pas tout, ils ont bien dû se rendre compte que rien n'allait.