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La Fabrique des mots

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BJFenimore
3.81
07 Mai 2017
Publié sur
"Que serait l'amour sans les mots d'amour ?" c'est ainsi que Erik Orsenna clôture son roman "La fabrique des mots". Le 5e et dernier volume de sa ballade dans la grammaire française. L'écriture y est .....
artemisia2302
3.81
02 Avril 2017
Publié sur
Livre très agréable à lire, écrit sous la forme d'un conte qui est un prétexte pour montrer l'importance des mots, leurs constructions, leurs origines, leurs sens premiers et leurs nouveaux sens. L.....
zaphrina
3.81
20 Février 2017
Publié sur
Je suis amoureuse des livres. En conséquences, j'aime les mots. Ce livre est considéré comme un conte. Personnellement, j'ai pensé à une dystopie au début mais, effectivement, le fait que les mots son.....
porcelaine
5
Publié sur
de l\\\' humour de l\\\' érudition une belle plume le goût de transmettre et de faire découvrir et aimer la langue : bravo à un écrivain qui aime partager ses plaisirs et la variété et spécificité des langues...
3
Publié sur
3
Publié sur

Avis des lecteurs

 
4/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
Portrait de Anonyme
Anonyme
5/5
23 Décembre 2021
Publié sur
"Méfiez-vous! Les mots ne sont pas ce qu'on croit: de petits animaux doux et dociles, auxquels il n'arrive jamais rien. Les mots aiment l'amour. Mais aussi la bataille. Ils se trouvent ainsi mêlés à toutes sortes d'aventures, sentimentales et dangereuses". Ainsi s'ouvre le récit sur la vie des mots, ces petits génies sympathiques mais pouvant semer la zizanie et faire taire pour de bon les puissants!. En effet, la narratrice, Jeanne, devenue adulte s'est souvenue d'une aventure fort singulière dont elle a participé avec l'ensemble de sa classe: la résistance devant la disparition des mots. Nous sommes sur une île lointaine. Jeanne grandit doucement et va à l'école. Elle côtoie ses amis: le timide Philippe, l'intrépide Rachida et l'intelligente Apolline. Cependant, une terrible nouvelle arrive à l'oreille des enfants, le dictateur, Nécrole, en colère décide de supprimer tous les mots inutiles : " Bavards! Vous êtes un peuple de bavards! Des bavards perpétuels! Bavards par oral et bavards par écrit! Je vais vous guérir de cette maladie-là qui nous empêche de tenir notre place dans la compétition mondiale. Comment travailler quand on parle tant?" Le sort est scellé. Tous les mots vont disparaître sauf douze verbes d'action qui résument sommairement les besoins primaires de l'homme sans artifice ni superflu. Les actions de représailles sont terribles. La bibliothèque du Capitan contenant les plus rares et précieux dictionnaires du monde est brûlée. On capture les mots, on les met dans des cages et on les renvoie dans leurs pays d'origine... Mais c'est sans compter sur le caractère vif et combatif des écoliers de l'institutrice Mademoiselle Laurencin. Avec elle, ils vont jusqu'au bout de la lutte, livrent un combat sans merci contre les oppresseurs des mots! "La fabrique des mots" est indéniablement un récit drôle et sérieux à la fois. Erik Orsenna a su bien saisir l'hétérogénéité et la diversité d'une classe. Il a réussi à extirper les situations comiques et des facéties d'enfants pour faire sourire le lecteur, grand ou petit. Drôle aussi ce couple de soeurs militantes pour la défense du Latin et du Grec qui bien qu'inséparables, ne parviennent pas à placer un mot sans se chamailler! Cependant, le sujet de fond n'est pas pour autant négligé. Notre auteur est un nouveau Joachim du Bellay car son texte peut être lu comme une nouvelle "Défense et illustration de la langue française". Il montre au travers de leçons ludiques sur les préfixes, suffixes et compagnie la richesse foisonnante de cette merveilleuse langue. Il insiste sur son incroyable capacité à absorber les mots nouveaux venant de la mondialisation. Cette assimilation linguistique lui donne de la force et de la vigueur. Le parler français connaît une vitalité sans précédent grâce à l'apport des langues de quartiers et de dialectes. Il désamorce ainsi la peur de l'uniformisation découlant de la globalisation et celle de l'autre, le barbare. "La fabrique des mots" est un formidable ouvrage qui rend hommage à la circulation des mots par voie orale (très usitée dans les sociétés traditionnelles et reprise ici) et par voie écrite. Le récit montre aussi l'importance des mots dans une véritable démocratie. Ils permettent la circulation de la pensées et de la communication. La suppression des mots entraînent une sclérose de la société. Ce n'est pas pour rien que le dictateur se nomme Nécrole. Erik Orsenna par facétie fait un clin d'oeil certainement à "nécropole", la cité des morts ou de la mort. Derrière la poétie et la vivacité de son message, se cache une puissante attaque contre le pouvoir arbitraire qui opprime, et supprime le mot et donc la parole d'opposant. " Si nous perdons nos mots, plus besoin d'incendier les livres, personne ne pourra plus rien raconter. Et sans raconter, comment voulez-vous comprendre?" Cette situation renvoie à un autre roman magnifiquement écrit. Il s'agit de "Cristallisation secrète" de Yoko Ogawa. Ainsi à des milliers de kilomètres qui les séparent, ces auteurs s'interrogent sur la même problématique: le pouvoir de désigner un objet, une chose, un être par son nom. Le titre "La fabrique des mots" s'explique de lui-même au chapitre 23. C'est le plus long car il est le coeur de la réflexion de l'auteur. Je vous le recommande chaudement aussi bien à vous, lecteurs adultes qu'à vous adolescents rêveurs, curieux ou espiègles.
Portrait de Anonyme
Anonyme
4/5
23 Décembre 2021
Publié sur
Dans la lignée de "Et si on dansait?", très joli livre simple et poétique, faisant ressortir l'amour de la grammaire française au travers d'un conte, cette série de livres contient de jolies illustrations. Interessant mais court. Peut aider les jeunes à aimer la lecture.
Portrait de Anonyme
Anonyme
5/5
23 Décembre 2021
Publié sur
"Méfiez-vous ! Les mots ne sont pas ce que l'on croit : de petits animaux doux et dociles, auxquels ils n'arrivent jamais rien. Les mots aiment l'amour. Mais aussi la bataille. Ils se trouvent ainsi mêlés à toutes sortes d'aventures, sentimentales et dangereuses." Et ils vont en vivre, des aventures, dans le nouveau conte d'Erik Orsenna ! Comme dans chacun de ses ouvrages, l'écrivain enchanteur raconte pour expliquer. Et après nous avoir entretenu de la grammaire, des accents, du subjonctif, de la ponctuation, il aborde la question de l'origine des mots. D'où viennent-ils ? Comment les fabrique-t-on ? Pour cette ultime escale du voyage en langue française, nous retrouvons Jeanne, l'héroïne de "La Grammaire est une chanson douce". Elle nous révèle une histoire, celle qu'elle a vécue lorsqu'elle avait dix ans et quelques mois et qu'elle avait tenue secrète jusqu'alors... Une histoire qui avait bien mal commencé, avec un décret de Nécrole le dictateur de l'île, "chez (qui) la malfaisance et le grotesque se faisaient la courte échelle pour atteindre des sommets". Cet individu nuisible avait décidé, pour empêcher tout bavardage jugé inutile, intempestif et improductif, de limiter le nombre de mots à douze. Douze petits verbes seulement pour s'exprimer : "naître, manger, boire, pisser, déféquer, dormir, divorcer, se marier, travailler, vieillir, mourir, acclamer". Passée la stupeur première devant tant d'absurdité, et le choc après l'incendie de la bibliothèque de dictionnaires du Capitan, vient le temps de la révolte. Les autres mots, évincés, pourchassés, voire expulsés, se rebiffent. Et toute la classe de Mlle Laurencin, Jeanne en tête, se lance aussi dans la rébellion et la résistance. C'est l'occasion pour l'institutrice de faire connaître à ses élèves l'étymologie, de revenir aux racines grecques et latines de notre langue, mais aussi de prendre conscience de toutes les influences étrangères qui l'ont enrichi. En passant un dimanche à la Fabrique des mots installée - ce n'est pas un hasard - dans l'ancienne mine d'or, ils découvrent combien les mots sont un trésor précieux, une richesse sans cesse renouvelé et complétée. "Quand tu inventes un mot, tu éclaires ce qui était dans le noir. Tu précises ce qui était confus. Tu sépares ce qui était mélangé. Tu fais naître quelque chose qui n'existait pas." Par l'intermédiaire d'un joli conte plein de fantaisie et d'humour, poétiquement illustré par Camille Chevrillon, c'est sur le chemin d'une réflexion essentielle et philosophique sur le langage que nous mène Erik Orsenna. Le ton est léger et profond, drôle et grave, naïf et érudit, au service d'un propos qui oscille toujours entre magie et sagesse... "Et si les mots, à leur tour, nous inventaient ?"
Portrait de Anonyme
Anonyme
4/5
23 Décembre 2021
Publié sur
Dans "La grammaire est une chanson douce", Jeanne avait 10 ans, et "La fabrique des mots" est la suite de ce qui lui était arrivé à l'époque. Nous retrouvons la classe de Mlle Laurencin, pour qui la révolte a de nouveau raison d'être, puisque le dictateur Nécrole a décrété qu'il ne fallait plus se servir que des douze mots autorisés. Ces mots étant uniquement des verbes, Erik Orsenna s'empresse de nous démontrer par A+B qu'on ne peut communiquer uniquement avec des verbes d'action tels que : "naître, manger, boire, pisser, déféquer, dormir, divorcer, se marier, travailler, vieillir, mourir, acclamer". De là s'en suit une révolte, une rébellion faites par les enfants de la classe de CM2 de l'école Simon-Bolivar, pour réintégrer les mots tombés en désuétude, expliquer l'origine étrangère de certains mots utilisés tous les jour dans la vie courante, voir l'utilité des préfixes et suffixes dans la construction de mots d'une même famille, bref c'est un décorticage en règle, façon déshabillage de langoustines, des mots de la langue française auquel s'adonne cette petite Jeanne. L'autodafé des dictionnaires du Capitaine a été le point de départ de cette nouvelle révolte salutaire pour tous les écoliers de France et de Navarre, et va permettre à de nombreux profs de remettre au goût du jour l'étude de la langue de façon toujours aussi ludique, 10 ans après le premier tome de la série. Mais attention, ceci a l'avantage de n'être qu'un conte, ce n'est pas aussi sérieux qu'un manuel de français...