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05 Novembre 2018

Prix Femina 2018 : Elisabeth de Fontenay et Pierre Guyotat récompensés

Le jury du prix Femina a récompensé le 5 novembre Le Lambeau de Philippe Lançon (Gallimard) dans la catégorie romans français, La neuvième heure d'Alice McDermott (La Table ronde) dans la catégorie romans étrangers et Gaspard de la nuit d'Elisabeth de Fontenay (Stock) dans la catégorie essais. Il a été galement été décerné un prix spécial pour l'ensemble de son oeuvre à Pierre Guyotat qui vient de faire paraître Idiotie chez Grasset.

Mise à jour du 5 novembre 2018 : Élisabeth de Fontenay a reçu le prix Femina dans la catégorie essais pour son très beau récit consacré à son frère souffrant de handicap mental et aujourd'hui âgé de 80 ans, Gaspard de la nuit, paru chez Stock. Vivant avec lui depuis la mort de leurs parents, la philosophe a décidé que le temps était venu de le raconter : "Le moment est venu, je ne sais trop pourquoi, car il est vivant, d'écrire sur lui, de démêler ce que, d'ouï-dire en secrets toujours à demi dévoilés et du fait simplement de notre enfance partagée, j'ai pu saisir de son désepsérant silence, de sa persévération dans une irréversible absence à soi-même." "C'est bien parce qu'elle a un frère différent qu'Elisabeth de Fontenay est une philosophe différente. Douée d'une sollicitude, d'une compassion, d'une sensibilité, d'une délicatesse que même la métaphysique a du mal à raisonner", écrit Jérôme Garcin dans L'Obs.

Par ailleurs, le jury dy prix a également tenu à distinguer l'oeuvre complète de Pierre Guyotat d'un prix spécial. Le romancier vient de publier chez Grasset Idiotie, dont nous parle ici son éditeur

 

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Mise à jour du 24 octobre 2018 : le jury du prix Femina a annoncé trois listes de finalistes dans les sections romans francophones, romans étrangers et essais. Les lauréats seront annoncés le 5 novembre. 

Romans français finalistes :

Arcadie d'Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L)

Trois enfants du tumulte d'Yves Bichet (Mercure de France)

Frère d'âme de David Diop (Seuil)

François, portrait d'un absent de Michaël Ferrier (Gallimard)

Idiotie de Pierre Guyotat (Grasset) (voir la vidéo de l'éditeur)

Le Lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)

Roissy de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser)

Romans étrangers finalistes :

Le monarque des ombres de Javier Cercas, traduit de l'espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud)

La Loi de la mer de Davide Enia, traduit de l'italien par Françoise Brun (Albin Michel)

Le cœur converti de Stefan Hertmans, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)

La neuvième heure d'Alice McDermott traduit de l'anglais par Cécile Arnaud (La Table ronde)

Les Livres de Jakob d'Olga Tokarczuk traduit du polonais par Maryla Laurent (Noir sur blanc)

My absolute darling de Gabriel Tallent, traduit de l'anglais par Laura Derajinski (Gallmeister)

La Marcheuse de Samar Yazbek, traduit de l'arabe par Khaled Osman (Stock) (voir la vidéo de l'auteure / lire notre conseil de lecture)

Essais finalistes :

Histoire des crétins des Alpes d'Antoine de Baecque (La librairie Vuibert)

La France des Belhoumi de Stéphane Beaud (La Découverte)

Intérieur jour de Marc Dugain (Robert Laffont)

Camille Claudel de Colette Fellous (Fayard)

Gaspard de la nuit d'Elisabeth de Fontenay (Stock)

Il nous faudrait des mots nouveaux de Laurent Nunez (Cerf)

La citoyenneté à l'épreuve : la démocratie et les juifs de Dominique Schnapper (Gallimard)

Un temps pour haïr de Marc Weitzmann (Grasset)

 

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Mise à jour du 9 octobre 2018 : Le 5 octobre, le jury du prix Femina a resserré ses sélections de romans francophones et étrangers et annoncé une première liste d'essais. Les voici ci-dessous. 

 

Romans français

Arcadie d'Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L)

Trois enfants du tumulte d'Yves Bichet (Mercure de France)

Je voudrais que la nuit me prenne d'Isabelle Desesquelles (Belfond)

Platine de Régine Detambel (Actes Sud)

Frère d'âme de David Diop (Seuil)

François, portrait d'un absent de Michaël Ferrier (Gallimard)

Idiotie de Pierre Guyotat (Grasset) (voir la vidéo de son éditeur)

Le lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)

Par les écrans du monde de Fanny Taillandier (Seuil)

Roissy de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser)

Romans étrangers

Je reste ici de Marco Balzano traduit de l'italien par Nathalie Bauer (Philippe Rey)

Taxi curaçao de Stefan Brijs, traduit du néerlandais par Daniel Cunin (Héloïse d'Ormesson)

Le monarque des ombres de Javier Cercas, traduit de l'espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud)

Le bûcher de György Dragoman, traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)

La loi de la mer de Davide Enia, traduit de l'italien par Françoise Brun (Albin Michel)

Le cœur converti de Stefan Hertmans, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)

La neuvième heure d'Alice McDermott traduit de l'anglais par Cécile Arnaud (La Table ronde)

Voyou d'Itamar Orlev, traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)

My absolute darling de Gabriel Tallent, traduit de l'anglais par Laura Derajinski (Gallmeister)

La Marcheuse de Samar Yazbek, traduit de l'arabe par Khaled Osman (Stock) (voir la vidéo de l'auteure)

Essais

Histoire des crétins des Alpes d'Antoine de Baecque (La librairie Vuibert)

La France des Belhoumi de Stéphane Baud (La Découverte)

Elsa Morante : une vie pour la littérature de René de Ceccatty (Tallandier)

La saga des intellectuels français (deux volumes) de François Dosse (Gallimard)

Intérieur jour de Marc Dugain (Robert Laffont)

Camille Claudel de Colette Fellous (Fayard)

Gaspard de la nuit d'Elisabeth de Fontenay (Stock)

Même les monstres de Thierry Ollouz (l'Iconoclaste)

Il nous faudrait des mots nouveaux de Laurent Nunez (Cerf)

La nostalgie des pays perdus de Jean-Claude Perrier (Cerf)

La citoyenneté à l'épreuve : la démocratie et les juifs de Dominique Schnapper (Gallimard)

La ruée vers l'Europe : la jeune Afrique en route pour le Vieux Continent de Stephen Smith (Grasset)

Un temps pour haïr de Marc Weitzmann (Grasset)

 

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Remis chaque année par un jury exclusivement féminin aujourd’hui composé entre autres de Camille Laurens, Evelyne Bloch-Dano, Claire Gallois ou encore Chantal Thomas, le prix Femina s’est doté cette semaine de deux belles sélections de romans français d’un côté et étrangers de l’autre. 

 

Une sélection éclectique pour le Femina 2018

 

Les maisons du groupe Hachette Livre y sont représentées par Nina Bouraoui, auteure cette année de Tous les hommes désirent naturellement savoir (JC Lattès) où elle explore l’éclosion de son désir de son enfance en Algérie à sa vie nocturne de jeune Parisienne ; mais aussi Clara Dupont-Monod qui continue de poursuivre de sa plume la fougueuse Aliénor d’Aquitaine dans La Révolte (Stock) ; le monument Pierre Guyotat taxant sa jeunesse d’Idiotie chez Grasset (voir notre vidéo) ; Vanessa Schneider et son vibrant hommage à sa cousine Maria dans Tu t'appelais Maria Schneider (Grasset) (voir la vidéo) et enfin Philippe Vasset qui clame son attachement inaliénable à un lieu désaffecté dans Une Vie en l’air (Fayard) (voir la vidéo). Du côté étranger, Asta de l’Islandais Jón Kalman Stefánsson et La Marcheuse de Samar Yazbek (Stock) (lire notre conseil de lecture et voir notre vidéo) pourraient l'emporter.

 

La sélection romans français du Femina 2018 : 

   

Arcadie d'Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L)

Trois enfants du tumulte d'Yves Bichet (Mercure de France)

Tous les hommes désirent naturellement savoir de Nina Bouraoui (J-C Lattès)

Je voudrais que la nuit me prenne d'Isabelle Desesquelles (Belfond)

Platine de Régine Detambel (Actes Sud)

Frère d'âme de David Diop (Seuil)

La Révolte de Clara Dupont-Monod (Stock)

François, portrait d'un absent de Michaël Ferrier (Gallimard)

Idiotie de Pierre Guyotat (Grasset)

Le Lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)

Einstein, le sexe et moi d'Olivier Liron (Alma)

Tu t'appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider (Grasset)

Roissy de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser)

Une vie en l'air de Philippe Vasset (Fayard)

 

La sélection romans étrangers du Femina 2018 : 

Taxi curaçao de Stefan Brijs, traduit du néerlandais par Daniel Cunin (Héloïse d'Ormesson)

Le Monarque des ombres de Javier Cercas, traduit de l'espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud)

Le Bûcher de György Dragoman, traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)

La Femme à part de Vivian Gornick, traduit de l'anglais par Laetitia Devaux (Rivages)

Le Cœur converti de Stefan Hertmans, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)

Forêt obscure de Nicole Krauss, traduit de l'anglais par Paule Guivarch (L'Olivier)

La Saison des fleurs de flamme d'Abubakar Adam Ibrahim, traduit de l'anglais par Marc Amfreville (L'Observatoire)

La neuvième heure d'Alice McDermott traduit de l'anglais par Cécile Arnaud (La Table ronde)

Voyou d'Itamar Orlev, traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)

Asta de Jón Kalman Stefánsson, traduit de l'islandais par Eric Boury (Grasset)

My absolute darling de Gabriel Tallent, traduit de l'anglais par Laura Derajinski (Gallmeister)

Les Livres de Jakob d'Olga Tokarczuk, traduit du polonais par Maryla Laurent (Noir sur blanc)

La Marcheuse de Samar Yazbek, traduit de l'arabe par Khaled Osman (Stock)

 

Les lauréats seront annoncés le 5 novembre après que ces sélections ont été resserrées les 5 et 24 octobre. 

 

Pour ne rien rater de la rentrée littéraire 2018 des éditeurs du groupe Hachette Livre, consultez notre focus !

 

La rédaction

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