Une grande saga familiale
Situé principalement à Meredith Downs, vaste station isolée du bush australien, Une vie si lointaine s’ouvre à la fin des années 1950 et suit le destin d’une famille liée par un accident dont les répercussions se perpétuent de génération en génération. À travers une galerie de personnages marqués par le deuil, le silence et la culpabilité, M. L. Stedman interroge la manière dont chacun tente de composer avec ce qui ne peut être réparé, ni toujours nommé.
La mémoire et l’oubli
La question de la mémoire et de l’oubli opère inlassablement au long du roman, qu’ils soient subis ou choisis comme une forme de survie. Omniprésent, le paysage australien joue un rôle central. Immuable, indomptable et indifférent aux drames humains, il devient le témoin silencieux des vies qui s’y succèdent, tandis que l’écriture sensorielle de l’autrice fait dialoguer les tourments intérieurs des personnages avec la rudesse du bush du plus grand État australien, l’Australie-Occidentale.
Une vie si lointaine, dans la continuité du précédent succès mondial
Avec ce nouveau roman, M. L. Stedman renoue avec les thèmes qui avaient fait le succès du best-seller Une vie entre deux océans, vendu à plus de six millions d’exemplaires dans le monde et traduit dans plus de quarante langues. Une vie entre deux océans, paru chez Stock en 2013 et disponible au Livre de Poche et chez Audiolib, avait été adapté au cinéma en 2016 dans un film éponyme réalisé par Derek Cianfrance, avec les acteurs Alicia Vikander et Michael Fassbender. Une vie si lointaine, qui paraît chez Stock et chez Audiolib s’inscrit dans cette même veine romanesque ample et humaniste et confirme la place singulière qu’occupe M. L. Stedman dans la littérature contemporaine anglophone.
Lucile Charlemagne

