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L'élimination

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4.25
24 Octobre 2016
Publié sur
Le cinéaste Rithy Panh coécrit avec Christophe bataille l'histoire de sa famille de son pays, le Cambodge lors de la dictature des Kmers rouges et de Pol Pot de 1975 à 1979. Une histoire collective et.....
boub_father
4.25
03 Octobre 2015
Publié sur
Auteur inconnu pour moi. C'est un livre très bien fait. On n'en sort pas intact et les réflexions de l'auteur sur l'Homme sont à mon sens la vérité, celle que l'on cherche.... C'est dur, c'est juste e.....
Unvola
4.25
05 Mars 2015
Publié sur
Rithy Panh a subi le Génocide Cambodgien à l'âge de 13 ans. Aujourd'hui, il est cinéaste et se donne comme mission de restituer le plus fidèlement possible ce que fut cet effroyable Génocide, commis p.....
vatoulami
5
Publié sur
pour comprendre enfin le genocide kmer!!! enfin pour approcher.C'est un livre profond ,d'une écriture juste ;on ressort de là tout different et on ne comprend pas que le monde puisse encore exister apres un tel drame;...
PaulineGaia
1
Publié sur
Rithy Panh a treize ans lorsque les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh, en 1975. Sensuivent de longues années dexil vers les campagnes, de famine, de tortures, dhumiliations et de déshumanisation, pour lui et pour tant dautres. 1,7 millions dhommes, de femmes et denfants nen verront jamais la fin, victimes de ce régime assassin. Lauteur lui-même y perdra toute sa famille. Trente-cinq ans après, Rithy Panh revient sur les traces de son enfance fracassée et décide dinterroger lun de ses bourreaux : Douch. Il nest jamais simple décrire sur les génocides. La tentation du sensationnalisme ou du...
2
Publié sur

Avis des lecteurs

 
4/5
Note moyenne obtenue sur :
Fnac Babelio Hachette.fr
Portrait de victoire.n
victoire.n
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
" Monsieur Rithy, vous aviez oublié un slogan encore plus important: la dette de sang doit être remboursée par le sang (...) Les Khmers rouges, c'est l'élimination. L'homme n'a droit à rien." Voici ce que Duch confie à Rithy Panh, survivant, sa victime directe. D'où le titre de l'ouvrage l'Elimination. Mais "L'élimination" est aussi l'effacement de la personne, et de Rithy en particulier. Comme il le dit lui-même dans son récit:" A treize ans, je perds toute ma famille en quelques semaines. Mon grand-frère (...), Mon beau-frère, médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s'alimenter. Ma mère, qui s'allonge à l'hôpital de Mông, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmères rouges. J'étais sans famille. J'étais sans nom. J'étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n'étais plus rien." La causalité établie dans la dernière phrase est terrible. Sa vie et sa raison ont basculé face aux turpitudes violentes de l'Histoire et de son histoire. Le lecteur le devine, le suit et baisse les yeux par respect pour sa souffrance. Il l'accompagne mais ne peut le consoler dans sa solitude car il n'y a pas de mots pour cela, pour un homme qui a côtoyé la mort et qui en est revenu. "L'élimination" dépasse l'expérience individuelle de Rithy Panh car sa survie, ses "travaux forcés" (pousser la charrette de cadavres, les jeter dans la fosse, creuser les digues...), sa famine, ses maladies ont aussi été vécues par d'autres, ses compagnons et le peuple cambodgien tout entier. Le mérite du livre se trouve aussi dans le courage de cet homme brisé qui affronte le tortionnaire, le bourreau du Cambodge, Duch. De cette lutte dont la seule arme est le pouvoir des mots et du langage, Rithy livre au public le vrai visage de Duch. Celui-ci tour à tour manipule le cinéaste en se désignant lui aussi comme une victime de ce régime: "J'ai été l'otage du régime et l'acteur de ce crime" Autrement dit, c'est parce que je suis une victime du régime que j'ai dû participer à ce massacre de masse. Autrement dit, j'ai été obligé. Autrement dit :" Si vous étiez dans ma posture, auriez vous fait mieux?" Le texte donne un visage humain de Duch. Aucune fascination possible. C'est l'objectif de Rithy Panh. Duch est ce qu'il est parce qu'il maîtrise aussi la parole :"Ma lance à moi, c'est la parole" Son "livre noir" est selon Rithy très important pour comprendre l'émergence d'un tel régime. L'élimination commence par l'éradication du langage du "peuple nouveau" (comprendre par là "peuple bourgeois" contre "peuple premier", paysans, ouvriers, batisseurs du temple Angkor Vak) Son récit insiste sur la nouvelle grammaire khmère: réduction du vocabulaire et de la morphosyntaxe, utilisation à outrance des onomatopées... En dehors de cela, il n'y a point de salut. Comme le dit le slogan "La bêche est votre stylo, la rizière est votre papier." Et Rithy souligne " Nous n'avons ni papier ni crayon. Ni livre, ni journal, ni siège, ni table. Aucun temps libre. Aucun temps de réflexion. Aucune autre leçon que les discours révolutionnaires et les hymnes sanglants." On aura compris: le travail de Duch est d'éradiquer la conscience, l'intellect et l'esprit critique. Dans un monde où il n'y a plus de professeurs ( Particulièrement en Asie, le respect du professeur est une règle car il donne le savoir, il transforme l'enfant en mieux. Lui manquer de respect, le tuer est une transgression. Cette règle est encore en vigueur mais les dictatures n'en ont cure) et de livres, la dictature peut fleurir. Duch va opposer aux livres des slogans, sorte de bréviaire qu'on doit apprendre par coeur. L'auteur dans un passage émouvant décrit sa peur quant à son oubli des mots, des phrases et de la parole même. Son récit peut s'apparenter à la parole retrouvée, à la parole libérée ou à ce que les écrivains américains appellent "the stream of consciousness". Ce flux de conscience libère, aide à vivre même si on est déjà mort car c'est le seul lien qu'on tisse avec l'autre l'autre avant de lâcher prise. Il fustige. Il y a, vous le verrez, une portée dénonciative virulente contre le monde occidental qui à l'époque connaissait l'ampleur du massacre et la teneur du génocide. Il évoque le rapport falsifié de la CIA, il souligne la décision de l'ambassade de France qui avait décidé à ce moment là de livrer aux Khmers Rouges son personnel cambodgien. Il pointe du doigt le soutien de la Chine et de la Thailande aux Khmers Rouges. Il dénonce l'attitude parisianiste des nostalgiques d'un communisme idéal qui minimise les faits. Et enfin, il met un pavé dans la mare en fustigeant l'ONU de son silence:" (...) j'ai écrit une longue lettre au sécrétaire général de l'ONU. Je lui raconté(sic) ce que j'avais vécu" Il n'a jamais reçu de réponse. Et pour cause! "Qui était sécrétaire général de l'ONU en 1979, et depuis 1971? Kurt Waldheim, qui fut soldat sous les ordre du "boucher des Balkans", à partir d'octobre 1943, et eut sans doute un rôle dans la sanglante opération Kozara...Alors aujourd'hui, je donne le nom de celui qui fut à ce poste influent, ce nom de compromission et de lâcheté." Pour toutes ces raisons, je vous recommande chaudement la lecture de ce texte sombre, sérieux et courageux à la fois. Ce livre s'ouvre vers une réflexion sur la portée des idéologies. Récemment, j'entends des gens dire :" Ce n'est pas cela le communisme. Le communisme est pure. Ici, c'est une petite déviance de parcours" Or toute idéologie quelle qu'elle soit hissée à son paroxysme dans le respect de la pureté des mots de Marx, d'Engels ou de Lénine aboutit à la dictature et à l'éradication d'un peuple. Même la démocratie dans son excès de transparence et du politiquement correct peut être fragilisée. Rithy Panh l'explique de façon remarquable dans son livre. Il insiste aussi sur le fait que la paix ne peut s'établir s'il n'y a pas de justice pour les victimes. "Vérité et réconciliation" ne permet pas pour l'auteur un travail réel de la mémoire. Je vous suggère aussi de poursuivre votre lecture en allant voir son film "Duch, le maître des forges de l'enfer". Les paroles idéologiques de Duch sont encore plus effrayantes lorsqu'on les associent au langage corporel d'un tel individu. Il me fait penser au bourreau dans "La mort est mon métier" de Robert Merle. Je vous suggère aussi de visionner "La déchirure" un film magnifique sur la question. Quant au livre "Kampuchéa", il est vraiment intellectualisant dans le mauvais sens du terme: on parle de victimes, de sang, de fosse commune, de mort pas une ballade sur le Mékong et la rencontre avec des fantômes du passé, Pavie, Mouhot...
Portrait de Librairie.M
Librairie.M
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Rithy Panh est cinéaste et auteur de plusieurs livres. Ses œuvres s'inspirent de sa vie au Cambodge, notamment sous le régime khmer rouge (1975-1979)... Son dernier livre, L'élimination, fait écho à son film Duch, le maître des forges de l'Enfer. À travers ce double projet, Rithy Panh cherche une fois de plus, non pas à comprendre les évènements passés mais à les faire entrer dans la mémoire collective, à faire en sorte que l'on se souvienne des victimes. Il se lance ici dans la démarche éprouvante de rencontrer Duch lors de son incarcération, juste avant que son procès n'ait lieu (en février 2012). Cet homme était le chef de la prison S21, à l'origine de la torture puis de " l'élimination " de plus de 12 000 prisonniers. Il s'agit d'une confrontation courageuse entre la victime et son bourreau qui s'avère, au fil des pages, vitale à la reconstruction personnelle de l'auteur. Sont admirablement alternés les extraits d'interview de Duch, permettant de saisir des bribes de sa personnalité complexe, et le récit du passé de l'auteur témoin de la montée des Khmers rouges. Rithy Panh nous fait part de ses doutes, de la difficulté à trouver une construction filmique juste, qui ne trahirait pas la mémoire des victimes. Grâce à ses nombreuses lectures dont son livre peut faire l'écho, il nous amène à réfléchir à ces évènements tragiques ainsi qu'à d'autres atrocement similaires tels que les camps d'extermination nazis. L'élimination s'inscrit parmi les ouvrages fondamentaux permettant de garder une trace de notre Histoire, à lire pour ne pas oublier...
Portrait de Jostein.S
Jostein.S
4/5
03 Avril 2015
Publié sur
Ce témoignage de Rithy Panh, plus de trente ans après le régime du Kampuchéa démocratique de 1975 à 1979, est bouleversant. Rithy avait treize ans lorsque cela a commencé. Il y a perdu presque toute sa famille, son identité, son humanité. Par ce récit, il ne veut "ni sacralisation, ni banalisation", il veut comprendre. Son métier de cinéaste lui permet de mettre des images et surtout de les expliquer. Ce livre permet de mettre des mots sur cette horreur. L'auteur alterne le récit de sa jeunesse et la confrontation avec le principal bourreau, Duch. Les deux témoignages sont violents. Le récit de la deshumanisation, du génocide est horrible mais le rire et la négation de Duch sont révoltants. Duch affiche son attitude " Ne pas voir, ne pas regarder, ne pas entendre. Annoter les dossiers dans on bureau : telle est sa position officielle" . Et pourtant, dans le centre S21 que dirige Duch, on torture, on viole, on fait avouer et on extermine. Dehors, les Khmers rouges anéantissent la classe intellectuelle, font les mariages, interdisent les lunettes, uniformisent les habits et changent les prénoms. " Dans ce monde, je ne suis plus un individu. Je suis sans liberté, sans pensée, sans origine, sans patrimoine, sans droits : je n'ai plus de corps. Je n'ai qu'un devoir : me dissoudre dans l'organisation." Rithy Panh fait un récit sans concession, dénonçant les avocats de la défense, le secrétaire de l'ONU, l'absence des autres pays. Son style est simple et efficace, il raconte sans rien omettre de l'horreur, et reconnaît les rares soutiens qui l'ont aidé à résister. Ce document est un témoignage capital et bouleversant.
Portrait de Clara.L
Clara.L
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Le 17 avril 1975, les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh la capitale du Cambodge. Rithy Pahn est âgé de treize ans :du jour au lendemain, je deviens " un nouveau peuple ", ou, expression plus affreuse encore, " un 17 avril ". Trente ans plus tard, il raconte, témoigne de ce qu'il a enduré sous le régime de Pot Pot. Pour la réalisation de son film "S21, la machine de mort Khmère rouge ", Rithy Phan a rencontré des survivants comme lui mais également des bourreaux, des tortionnaires dont Duch le responsable du centre S21. Un centre où étaient accomplis des tortures, des exécutions, des prises de sang massive (allant jusqu'à vider entièrement la personne de son sang), des viols. Lors de ces entretiens avec Duch, documents à l'appui, il lui pose des questions. L'homme nie ou se réfugie derrière la doctrine, se complait dans le mensonge. Pire, il lui arrive de sourire. Rithy Pahn n'abandonne pas et cherche de comprendre avec patience. De 1975 à 1979, les Khmers rouges ont organisé des déplacements massifs de la population : la première décision politique du nouvel ordre est d'ébranler la société : déraciner les habitants des villes ; dissoudre des familles, mettre fin aux activités antérieures - professionnelles en particulier ; briser les traditions politiques, intellectuelle, culturelles, affaiblir physiquement et psychologiquement les individus. L'évacuation forcée a eu lieu simultanément dans tout le pays et n'a souffert aucune exception. Le Kampuchea démocratique a affamé la population : "la faim est le premier des crimes de masse - si difficile à établir avec certitude, comme si ses causes même étaient mangées, tout était soumis à l'Angkar où l'individu était réduit à néant : c'est un état de " non habeas corpus ". Je suis sans liberté, sans pensée, sans origine, sans patrimoine, sans droits : je n'ai plus de corps. Je n'ai qu'un devoir : me dissoudre dans l'organisation" . Chacun était renommé pour effacer l'individualisme, pour déshumaniser un peu plus l'être humain." Pour l'Angkar, il n'y avait pas d'individus. Nous étions des éléments." Travailler sans relâche, obéir, se taire : Rithy Pahn l'a vécu. En quelques semaines, il a perdu sa famille tous emportés par la cruauté et la folie des khmères rouges. "J'étais sans famille. J'étais sans nom. J'étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n'étais plus rien. " Il a frôlé la mort, sauvé de de la maladie. Il a vu des enfants périr à ses côtés, a transporté des cadavres dans des charniers. Tout est raconté sans pathos, sans auto-apitoiement, sans haine mais avec justesse et une forme de sagesse que seuls ceux qui ont connu le pire possèdent. Entre les mots, on ressent la douleur. Brute et ineffaçable. Certains passages sont très durs, à la limite de l'insoutenable mais il fallait écrire noir sur blanc ce qui s'est réellement passé. Rithy Pahn a rassemblé des documents, vérifier chaque élément et chaque point pour que personne ne puisse dire que le S21 n'était qu'un " détail " de l'histoire ou que les 1,7 millions de morts n'étaient pas aussi nombreux. L'auteur soulève des questions sur la passivité de l'ONU, sur les relations des Etats-Unis et de la Chine avec ces criminels, sur la France qui n'a toujours pas dit ce qui s'était passé dans son ambassade en avril 1975. Quelques éléments de mise en forme m'ont gênée à ma lecture. L'auteur cite Louis Althusser, j'aurais aimé qu'il précise que c'était un philosophe (ce que j'ignorais). De même, des extraits de la plaidoirie de Jacques Vergès sont mentionnés mais sans la date du procès. Il n'en demeure pas moins que ce livre est un document bouleversant, capital et nécessaire, une pierre à l'édifice de la mémoire collective !
Portrait de Manon.B
Manon.B
5/5
03 Avril 2015
Publié sur
Raconté sans pathos mais d'une manière terrible par un témoin rescapé du génocide perpétré par les Khmers Rouges au Cambodge. Il décrit un monde où il n'y a plus d'individu, chacun est désormais sans liberté, sans pensée, sans origine, sans famille, sans amour, sans patrimoine, sans droit ... 30 ans plus tard Duch (le bourreau du S21, centre des pires tortures) confirme: "Les Khmers Rouges, c'est l'élimination. L'homme n'a droit à rien." C'est pire qu'une dictature: un régime politique qui va de la chambre à la coopérative, qui abolit l'école, la famille, la justice, toute l'organisation sociale antérieure, qui réécrit l'Histoire, qui ne croit pas au savoir et à la science, qui contraint les relations amicales et sentimentales, qui régit tous les métiers, invente des mots, en interdit d'autres, qui élimine plutôt que d'accepter des hommes "imparfaits" ... Y a-t-il d'autres exemples d'une telle emprise dans l'Histoire ? Qu'on se rende bien compte: ils pratiquaient la vivisection au S 21, la vivisection humaine ! Les prises de sang jusqu'à ce que mort s'en suive. Je doute qu'un tel régime ait jamais existé ailleurs. Un pays qui est devenu un gigantesque camp de travail. 1,7 millions de morts en 4 ans, et sans moyens d'extermination de masse. Y a-t-il une sentence pire que le crime contre l'Humanité ? Ce qui s'est passé au Cambodge me semble, après cette lecture terrible, éprouvante, passionnante, au-delà des mots. On savait, le monde savait. Et on a laissé faire ça !
Portrait de Tanja.G
Tanja.G
5/5
19 Septembre 2015
Publié sur
J'ai choisi ce livre car je souhaitais savoir plus sur le Cambodge et la période des Khmers Rouges. Et je n'ai pas été déçue : il s'agit d'un récit très personnel et tellement touchant ! L'auteur explique bien les événements qui ont marqué cette période, mais il nous permet également de comprendre ce que ressentaient ceux qui les ont vécus. Excellent livre.