Vous êtes ici

30 Septembre 2015

Rencontre avec Joris Bedeau, auteur de Street Food & Food Trucks à Paris

Rencontre avec Joris Bedeau, auteur de Street Food & Food Trucks à Paris

 

Passionné par la nourriture, Joris Bedeau est tout d’abord l’auteur d’un blog, les Tasters, où il partage ses bonnes adresses. Il publie aujourd’hui Street Food & Food Trucks à Paris, chez Hachette Tourisme, un guide qui recense toutes les adresses parisiennes de street food, et tous les food trucks. Nous l’avons rencontré lors de Street Food Temple #2, un évènement consacré à cette nouvelle tendance qui se déroulait du 25 au 27 septembre 2015 au Carreau du Temple à Paris, et nous lui avons posé quelques questions.

 

"Je suis un parisien qui cherche à bien manger."

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Joris Bedeau : Je suis un parisien qui cherche à bien manger. De manière traditionnelle bien sûr : du bon pain, des bons fromages, de la charcuterie, des choses artisanales etc., mais aussi de manière assez moderne, donc dans des stands, sur des marchés, dans des food trucks.

 

 

Et comment vous est venu cet intérêt pour l’alimentation ?

Au départ, Je voulais essayer de manger correctement. Je me suis donc intéressé à la nourriture par le biais des ingrédients, des compositions. Et ensuite avec ça est venue la gourmandise : j’ai cherché à manger de bonnes choses, mais en gardant cet intérêt pour les ingrédients, le côté sain, des choses faites avec amour par des artisans. Et je me suis rendu compte que dans Paris ça n’était pas si évident de trouver ces bonnes adresses. Je suis alors parti à la découverture des dernières adresses qui faisaient des choses naturelles, du frais, du maison. Comme j’ai eu du mal à les trouver, je me suis dit que ce serait bien de les partager, d’où l’idée du blog. Je me suis ensuite spécialisé dans le sujet de la street food.

 

Justement, quel est pour vous la définition de la street food ?

Il y a des définitions différentes selon les pays, selon les coutumes. En France c’est une cuisine de plats que l’on sert habituellement dans la rue, mais qui n’y sont pas forcément vendus. C’est une carte avant tout. De la finger food jusqu’au burger, il y a plusieurs sous chapitres. Ça se mange facilement. C’est moins cher qu’un restaurant, à qualité égale. Le terme de street food évoque l’envie récente de retrouver le patrimoine culinaire : des vieilles camionnettes, des camions à  pizzas, des camions itinérants dans les villages. Mais avec une carte adaptée au monde d’aujourd’hui, aux goûts d’aujourd’hui. Les gens ont envie de découvrir d’autres recettes, d’autres produits, donc les cartes sont refaites, c’est des cartes de saison, qui portent souvent la marque du Chef qui est derrière l’entreprise. Voilà, pour moi la Street Food c’est tout ça.

 

 

Comment dénichez-vous toutes ces adresses ?

Aujourd’hui j’ai un réseau, donc je discute avec les faiseurs, les artisans, les cuisiniers, etc. Ces gens partagent des cuisines, des labos, et quand par exemple un second ouvre un camion, je le sais par ce réseau. Et puis ensuite je suis bien sûr les réseaux sociaux, twitter, facebook, sur lesquels on apprend facilement quand un nouveau restaurant se lance.

 

 
Et plus simplement, avez-vous trouvé des adresses en marchant dans la rue ?

Oui, c’est comme ça que j’ai commencé : j’arpentais les rues pour chercher. Maintenant j’ai gardé cette habitude : quand je prends le métro pour aller quelque part, je descends une station avant ma destination, et je prends des petites rues.

 

Un guide pour les curieux !

 

Comment êtes-vous passé du blog au livre ?

J’ai toujours le blog et je continue à l’entretenir. C’est Hachette Tourisme qui m’a contacté dans le but de créer ce guide. C’est une immense fierté pour moi de travailler avec une si grande maison, je suis ravi que la street food ait son premier guide chez Hachette !

 

Pouvez-vous nous parler de ce guide ? Qu’y trouve-t-on ?

Le guide est organisé par arrondissements. C’est un petit carnet pratique et transportable. On y trouve aussi un plan de métro et des plans de quartier avec des petits marqueurs sur la carte pour retrouver les adresses. Le choix s’est porté sur la nourriture fraîche, de qualité, par rapport aux chaînes qui existent aussi à Paris.

 

 

A qui s’adresse ce guide ?

Moi je dirais que ce guide s’adresse aux curieux. Aux gens qui veulent découvrir ce qui se fait aujourd’hui. Aux gens aussi qui ont moins le temps de manger. Peut-être aux jeunes qui sont plus ouverts sur ce type de cuisine. Ce qui participe au succès de la street food, c’est le fait que les jeunes voyagent beaucoup plus et beaucoup plus tôt. Lors de leurs voyages, ils ont goûté à des choses qui leur ont beaucoup plu. Alors rentrer et manger uniquement des steack frites, c’est vrai que ça devient décevant : il y a une envie de renouvellement.

 

Mais je pense qu’à terme ça comprendra un peu tout le monde et tous ceux qui ont envie de manger différemment. Quand les food trucks de burgers sont arrivés au début, il y a eu une ruée, les gens ne voulaient manger que ça parce que c’était des burgers gourmets, alors qu’on ne connaissait que les burgers des chaînes de fast food industriels. La mode des burgers va un peu passer et les gens vont se porter vers les alternatives, qui sont nombreuses. Dans le guide il y a vraiment le choix, ça va du sans gluten au végétarien à la cuisine des 4 coins du monde, etc.

 

 

Vous avez une adresse coup de cœur ?

Personnellement, puisqu’il s’agit là de mes goûts, j’ai été assez impressionné par l’attitude du cuisinier de Frenchie to go, parce qu’il y a chez lui une volonté d’avoir, certes, de la street food, des choses qu’on commande rapidement, mais cuisinées. C’est l’alliance d’un concept anglais avec la technique et le patrimoine culinaire français. Cette association marche très bien chez lui, tout est fabriqué maison. Comme tout vrai Chef, il fait une sélection des ingrédients primaires. Ce sont des vraies recettes qui sont faites dans du pain. On est au-delà du sandwich. Et c’est ça qui est je trouve très intéressant dans la street food aujourd’hui.

 


Sinon, pour citer une deuxième adresse : Miznon. C’est un concept étranger.  On y casse les codes de la restauration, il n’y a plus vraiment de carte, pas vraiment de serveur, ils appellent au prénom comme ça dans la salle, on ne sait pas forcément ce qu’on va manger quand on commande. C’est bien sûr très bon, ça peut plaire ou moins plaire, mais il y a vraiment l’idée qu’on va faire une découverte, vivre une expérience quand on mange chez eux. Ce sont des adresses qui marquent.

 

"J'aimerais qu'une dynamique se crée."

 

Qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs ?

Moi je suis très intéressé par les retours des gens. Si des gens font des découvertes, il faut qu’ils les partagent. J’aimerais qu’une dynamique se crée. Et ce que j’aimerais dire avant tout aux gens c’est : n’ayez pas d’idées préconçues, goûtez, faîtes-vous votre propre idée.

 

 

Retrouvez le guide Street Food & Food Trucks à Paris, de Joris Bedeau et paru chez Hachette Tourisme ici.

A lire aussi : la chronique de Jean-Philippe, rédacteur en chef de Routard.com

Claire Sarfati

Livre liés 
Street food & food trucks à Paris

A lire aussi

Site Guides-hachette.Fr

23 Février 2018

Lancé officiellement le 30 janvier, guides-hachette.fr présente l’ensemble des collections des éditions Hachette Tourisme. Un site complet mais...

27 Avril 2017

A vous les joies de la culture grâce à la collection Les carnets des Guides Bleus des éditions Hachette Tourisme ! Disponibles depuis le 26 avril en...