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12 Juillet 2019

Kenshirô Sakamoto : "Je pense que le simple fait d’apporter du bonheur aux gens est un moyen d’atteindre le bonheur collectif"

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Kenshirô Sakamoto présente "Fairy Tail : La grande aventure de Happy" au cours d'un live-drawing

Le mangaka japonais Kenshirô Sakamoto est venu présenter à son lectorat français son nouveau shōnen, Fairy Tail : La grande aventure de Happy, paru aux éditions nobi nobi !. Nous l'avons rencontré lors d'une séance de live-drawing, où de nombreux fans ont pu admirer ses talents de dessinateur. L'occasion d'évoquer ce manga qui prend pour personnage principal Happy, le compagnon de route de Natsu, héros de la série phénomène Fairy Tail (Pika Editions).

Hachette.fr : Le premier tome de la série Fairy Tail - La grande aventure de Happy vient de paraître en France aux éditions Nobi Nobi. Au Japon, trois tomes sont déjà sortis. Pouvez-vous nous parler du personnage de Happy ? 

Happy est en quelque sorte la mascotte de la série Fairy Tail. C’est un personnage très simple, toujours très honnête, qui réagit de manière très directe à tout ce qui l’entoure, à toutes les situations. Quand il y a quelque chose de réjouissant, il est très content. Quand il voit des injustices, il se met en colère très naturellement. C'est donc un personnage qui permet d’exprimer une palette d’émotions assez large, et qui permet, je pense facilement, au lecteur de s’identifier.

 

Pouvez-vous nous parler du scénario du premier tome de Fairy Tail - La grande aventure de Happy

Dans la série principale Fairy Tail, Happy est un peu le compagnon de route du héros, Natsu. C'est un personnage secondaire. Dans cette nouvelle série, il se retrouve catapulté dans un autre monde : il se retrouve tout seul dans un monde peuplé d’animaux. Il va vivre de grandes aventures, et ces aventures vont lui permettre de grandir, tout simplement. 

 

Quel a été le processus pour vous emparer d’une mascotte aussi connue ? Avez-vous fait des dizaines de croquis pour réussir à capter son essence ?

Tout simplement, j’ai commencé par relire la série originelle Fairy Tail, notamment les scènes où Happy apparaît. J’ai essayé d’imiter le dessin de Maître Mashima. Je me suis beaucoup exercé et j’ai montré mon travail à mes éditeurs qui m’ont beaucoup corrigé.

 

 

Est-ce que Maître Mashima vous a donné des conseils clé pour vous emparer de Happy ? 

Maître Mashima ne m’a pas donné de conseil concernant le dessin, ni même concernant le personnage. Il m’a vraiment laissé carte blanche. Sa seule instruction, qu'il m’a dite sur le ton de la plaisanterie, était de respecter la personnalité, les traits de caractère de Happy, que le personnage soit cohérent avec ce qu’on peut voir dans son œuvre. Il m’a dit, par exemple : « Essaie d’éviter qu’il poignarde quelqu'un avec un couteau de cuisine, parce que ce ne serait pas très raccord ». (rires) En fait mes éditeurs m’ont surtout repris sur le dessin de Natsu qu’on peut voir dans le premier chapitre de La grande aventure de Happy : ils m’ont demandé de corriger beaucoup de choses sur ce personnage, plus que sur le personnage de Happy lui-même. Maître Mashima, quant à lui, ne m’a pas du tout fait de commentaires à ce sujet.

 

Fairy Tail - La grande aventure de Happy est un shōnen. Comment qualifieriez-vous ce shōnen ? 

C’est effectivement ce qu’on peut appeler un shōnen manga, un manga plutôt à destination des jeunes garçons. Mais, à la différence de la plupart des titres, je pense que c’est un titre très accessible aux jeunes enfants : tous les aspects un peu sombres ou coquins que l’on peut trouver dans les shōnen un peu plus populaires, j’essaie de les atténuer pour que cela puisse être lu par des enfants très jeunes. J’essaie aussi de varier les atmosphères. Il y a dans le premier tome un ton assez léger, comique. Ensuite, l'histoire va évoluer vers des intrigues davantage centrées sur l’aventure, et au fil des tomes, des mystères vont surgir, il y aura plus de bagarres aussi… J’essaie vraiment de diversifier pour que ce manga puisse être apprécié à la fois par des enfants et des ados, voire des adultes.

 

 

Happy, tout au long de cette aventure, va grandir en agissant parfois bien, parfois mal. Et a chaque fois, en fonction de ses bonnes ou mauvaises actions, un artefact magique va se développer. Faut-il y voir un message que vous vouliez faire passer ?

C’est un message somme toute très simple que j’essaie d’exprimer par le biais de cet artefact : c’est une espèce de bijou en forme de cœur avec un visage qui sourit lorsque Happy réussit certaines missions, et qui est un peu plus attristé quand ses missions se concluent par des échecs. Pour que ses missions soient un succès, il faut que Happy rende les gens heureux. Lorsqu’il les contrarie, son niveau d’expérience diminue. Et je pense que le simple fait d’apporter du bonheur aux gens est un moyen d’atteindre le bonheur collectif. C’est la seule chose que je voulais raconter. Je pense que cela peut résonner chez mes lecteurs plus jeunes parce que, même s’ils ne sont pas dans ces situations fantastiques avec leurs amis, il peut leur arriver d’éprouver de la joie ensemble ou parfois de leur faire de la peine. Cette histoire est un miroir simplifié de notre vie.

 

Puisez-vous votre inspiration dans certains mythes japonais ?

Je ne puise pas vraiment mon inspiration dans des légendes japonaises, mais je me suis inspiré de livres pour enfants. Pas dans ce tome, mais dans un tome ultérieur, je me suis inspiré de l’histoire du Petit chaperon rouge. Je me suis également inspiré de comptines japonaises, notamment une qui raconte l’histoire d’un petit chat qui se perd et qui est secouru par un chien policier.

 

Puisque vous avez une idée de la fin, savez-vous combien de tomes comptera cette série ? 

Je ne peux pas vraiment répondre à cette question. Même si j’ai envisagé la fin de l’histoire, la longueur de la série peut dépendre du succès qu’elle rencontre chez les lecteurs. J’ai déjà envisagé plusieurs arcs, plusieurs manières d’enrichir cette histoire. La longueur va dépendre de l’intérêt qu’elle suscite. 

 

 

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