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22 Mai 2015

Grégoire Delacourt : son portrait chinois des "Quatre saisons de l'été"

Grégoire Delacourt : son portrait chinois des "Quatre saisons de l'été"

Trois ans après le roman qui l'a révélé à son public, La liste de mes envies, Grégoire Delacourt est de retour avec Les Quatre saisons de l'été (JC Lattès). A l'été 1999, un millénaire s'achève, un monde commence pour certains et se termine pour d'autres : sur les plages du Touquet, le lecteur suivra quatre couples de générations distinctes. Car on n'aime assurément pas de la même manière à 15, 35, 55 et 75 ans. Un joli livre qui résonne, dans le style limpide et poétique qu'on connaît à l'auteur, à la fois comme une bluette estivale et comme une grande passion. Pour MyBOOX, Grégoire Delacourt s'est prêté au jeu du portrait chinois : "Et si votre livre était..." 

Une chanson

Hors Saison, de Francis Cabrel

"Lorsque j’ai entendu cette chanson pour la première fois en 1999, j’ai arrêté la voiture, et me suis garé pour l’écouter. La mélodie, les paroles ont immédiatement glissé sur moi, fondu en moi, et m’ont transporté dans ces bords de mer désertés, hors saison ; ces endroits soudain d’un gris de sable ; et mille souvenirs, mille amertumes ont refait surface".

 

Une boisson

Une coupe de Taittinger rosé

"C’est le champagne de l’avant. Du temps de tous les possibles. De toutes les rêveries. Sa couleur particulière évoque des roses que l’on va découvrir, après. Il possède une saveur extrêmement féminine."

 

Un prénom

Louise

"Un prénom qui provient des termes germaniques Hlod- et –wig, qui signifient respectivement "gloire" et "combat". J’y vois une guerrière de l’amour. Une passionnée. Dans le livre, un personnage se débaptise pour prendre ce prénom". 

 

 

Une actrice/un acteur de cinéma

Maurice Ronet

"Il est pour moi l’un des plus beaux acteurs du cinéma français. Il trimballe son désenchantement comme un costume sur-mesure. Son regard mélancolique est un enchantement. Maurice Ronet n’est qu’un paradoxe sublime de tout ce qu’un homme a envie de porter, et une femme de croiser".

 

Un âge

Cinquante-cinq ans

"Bon, allez, cinquante. L’âge génial où on sait enfin ce qu’on ne veut plus. Celui où on peut enfin aller chercher ce qu’on veut. (Je parle d’amour, bien sûr)".

 

Une ville

Le Touquet Paris-Plage

"Rien que le nom évoque un temps d’avant. Des photos en noir et blanc. Des familles. Des rires d’enfants, des cris de mouettes. Des chars à voile. C’est une ravissante station balnéaire du Nord, confortable, attachante, même s’il faut y prévoir un k-way® en août".

 

Un animal

Un chat bleu

"C’est en fait un délicieux (et gentiment calorique) chocolat du Touquet, célèbre pour être recouvert d’un visage de chat en pâte d’amande bleue".

 

Un paysage

Les interminables plages du Nord

"Il y a dans ces paysages, quelque chose d’émouvant. Le fait qu’il y ait mille ans, dix mille ans, ils devaient être sensiblement la même chose. Cela nous rappelle à quel point nous sommes petits et éphémères. Le fait aussi que la mer se retire parfois, si loin, comme si elle se lassait de nous, est un émerveillement".

 

Un plat

Une délicieuse crêpe jambon-fromage

"Au Touquet d’ailleurs, dans la rue Saint-Jean. Quelques bouchées d’enfance qui sont, comme disent les américains, de la "comfort food". Des bras qui réchauffent et qu’on savoure".

 

Un film

À La Merveille, de Terrence Malick

"C’est un film où plus que le personnage (Ben Affleck), c’est la caméra (Terernce Malick) qui est amoureux de la femme (Olga Kurylenko). C’est une écriture d’une sensualité et d’un érotisme troublants. On est au coeur du désir amoureux".

 

 

Une couleur

Un bleu de mer

"En fait, ils sont mille, les bleus de mer. Ils changent à chaque seconde, à chaque souffle de vent, à chaque mouvement de vague, déplacement de nuage, à chaque bateau qui s’y pose. C’est un spectacle permanent, une toile qui ne sèche jamais. Du Klein qui serait vivant".

 

Une fleur

Une pimprenelle

"Parce que même si ce n’est pas une très jolie fleur, ce qu’elle signifie est très beau (et assez rare)".

 

Une odeur

La mélancolie

"Je ne sais pas quelle serait l’odeur de la mélancolie si on devait en faire un parfum. Il y aurait sûrement un peu d’air salé. De tabac brun. De malabar. De crème solaire. De gloss à la fraise. Et un premier immense baiser d’amour".

 

Propos recueillis par Noémie Sudre

Livre liés 
La liste de mes envies
On ne voyait que le bonheur
Les quatre saisons de l'été

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