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« Parler sexe, Comment informer nos ados » d’Israël Nisand : un essai utile et éclairant

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Dans Parler sexe, Comment informer nos ados, publié chez Grasset, Israël Nisand, éminent gynécologue-obstétricien, explique comment aborder la question de la sexualité avec les adolescents : un essai utile et éclairant qui alerte sur plusieurs dangers concernant la désinformation des jeunes sur le sujet en France.

Israël Nisand en un clin d’œil

Israël Nisand est un célèbre gynécologue obstétricien français. Professeur de gynécologie obstétrique à l'université de Strasbourg, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, il est spécialiste du diagnostic prénatal, de l’IVG, de la procréation médicalement assistée, des questions de bioéthique et d’éthique médicale.

Pourquoi on aime Parler sexe

Dans Parler sexe, Israël Nisand part de son histoire et parle de son expérience, celle d’un gynécologue obstétricien qui exerce dans les hôpitaux depuis plusieurs décennies. Depuis le début des années 1990, il intervient dans les établissements scolaires, auprès des classes de troisième et de seconde, afin d’informer les jeunes sur les questions de la sexualité. L’idée d’aller parler dans les classes lui vient alors qu’il exerce dans un hôpital en région parisienne et qu’il y voit chaque semaine au moins une adolescente de 15-16 ans qui vient pour accoucher.

Israël Nisand aborde tous les sujets avec les adolescents, inceste, grossesse, IVG, plaisir, homosexualité, masturbation, virginité, différences physiologiques entre les sexes masculins et féminins… Il soulève l’ignorance des adolescents sur le sujet, pire, la désinformation et une vision fantasmée – notamment celles de la domination masculine et de l’humiliation de la femme – largement dispensée par la pornographie, qu’ils regardent presque tous. A plusieurs reprises, le spécialiste alerte sur le problème concernant la pornographie qui est multiple tant elle semble aussi constituer un recours pour pallier un manque : celui de l’information et de l’éducation sur la sexualité.

Israël Nisand le dit : « les parents sont toujours dépassés quand survient l’adolescence. Ce ne sont pas eux qui peuvent aborder le sujet de la sexualité avec leurs enfants. » Qui pour informer alors ? Selon lui, ce serait aux pouvoirs publics d’agir et d’informer. Or, certaines lois n’ont pas pu être mises en place. Il y a plusieurs freins et problèmes : d’ordre financier, car cela a un coût puisque ces cours de vie sexuelle doivent être donnés par des personnes qui en ont l’expérience, « c’est plus difficile qu’une procédure de césarienne » écrit Israël Nisand, mais également d’ordre moral lorsque les pouvoirs publics et les établissements se retrouvent confrontés à l’intégrisme religieux, qu’elle qu’en soit l’obédience.

Ce manque notoire d’informations auprès des adolescents en France a des conséquences importantes, notamment sur le nombre d’avortements : « chaque année, il y a en France environ 15 000 avortements chez les moins de 18 ans et 90 000 chez les moins de 24 ans », beaucoup plus qu’ailleurs en Europe. Les conséquences sont aussi plus larges chez les jeunes à un moment de la vie où ils s’apprêtent à démarrer leur vie sexuelle et affective.

Les pages à corner

« Pourquoi tant d’IVG en France ? A cause des informations fausses qui circulent, des « fake news » qui prolifèrent. Beaucoup d’adolescents pensent par exemple qu’il n’est pas possible d’être enceinte après le premier rapport, ce qui est absolument faux. Beaucoup pensent qu’avoir un rapport quand la fille a ses règles la protège. C’est faux car une ovulation peut être provoquée par l’émotion qui accompagne le rapport sexuel ou peut-être plus précoce dans le cycle. Beaucoup pensent que le préservatif protège à 100 % alors même qu’ils ne savent pas l’utiliser correctement. » p. 52-53

« Quand on a ses premiers orgasmes en regardant de la pornographie, on peut en devenir dépendant pour son érection. Cela arrive à pas mal de garçons, surconsommateurs de porno et particulièrement agressifs vis-à-vis des filles qu’ils n’estiment pas à la hauteur de ces images. Presque toutes les questions posées par écrit ont en commun de s’inspirer de ce qu’ils ont vu dans la pornographie. Je suis vite arrivé à la conclusion que parce que nous n’éduquons pas nos enfants le porno le fait à notre place. A partir de 13 ans, ils en ont tous visionné, chez eux ou entre copains. Le seul moyen de protéger la jeunesse de cette industrie qui désinforme et favorise les violences et le mépris des femmes serait de faire respecter aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) la loi sur la protection des mineurs. » p. 102-103

Dans la presse

Israël Nisand : « Les questions des ados sur le sexe sont plus trash aujourd’hui »

La sexualité des ados est de plus en plus formatée par la pornographie. Israël Nisand, gynécologue qui intervient depuis trente ans dans des classes de collège pour parler de vie affective et sexuelle aux adolescents, publie « Parler sexe. Comment informer nos ados » pour aider les adultes à répondre à leurs questions. Paula Pinto Gomes – La Croix

 

Devons-nous parler de sexe avec nos ados ?

Le gynécologue-obstétricien Israël Nisand parle de sexualité dans les collèges et lycées depuis trente ans. Il publie un ouvrage sur son expérience. Selon lui, les parents sont « les plus mal placés » pour parler des pratiques sexuelles. Clara Georges – Le Monde

 

« On n’éduque pas les enfants à la sexualité, le porno le fait à notre place ! »

INTERVIEW. Fort de trente ans d’expérience en milieu scolaire, le professeur de gynécologie Israël Nisand tente, dans un livre, de placer chacun face à ses responsabilités. Alice Pairo-Vasseur – Le Point

 

« La pornographie éduque nos enfants à notre place ! » (Professeur Israël Nisand, gynécologue obstrétricien)

ENTRETIEN EXCLUSIF - Dans un livre coup de poing, le professeur Israël Nisand sonne l’alarme : les adolescents sont largement ignorants du b.a.-ba de la vie sexuelle et, tous, partout, sans exception, sont formatés par le porno avant l’âge de 10 ans. Anna Cabana – La Tribune

 

Lucile Charlemagne

Parler sexe
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« Quand une meuf ne veut pas, est-ce qu’un copain peut la tenir pour qu’on puisse se la faire ? ». « Pourquoi les garçons ne regardent que nos fesses alors que nous les filles on tombe amoureuses ? ». « Est-ce qu’avaler du sperme fait grossir...
Paru le : 
14 Février 2024
Selections de livre: 
Parler sexe

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