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30 Janvier 2019

"Si Beale Street pouvait parler" : le grand roman de James Baldwin au cinéma et en librairie

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Réédité chez Stock avec l’affiche du livre en couverture, Si Beale Street pouvait parler de James Baldwin fait l’objet d’une adaptation cinématographique signée Barry Jenkins qui parvient à rendre admirablement tous les liens entre l’intime et le politique tissés par l’emblématique auteur noir américain.

Oscarisé et encensé par la critique en 2017 pour son deuxième film, Moonlight, Barry Jenkins s’empare cette fois du roman de James Baldwin, Si Beale Street pouvait parler, racontant le destin d’un couple de jeunes gens noirs soumis à l’injustice dans le Harlem des années 1970. 

 

Tish et Fonny : un jeune couple noir contre l’inustice 

 

Tish et Fonny, incarnés par Kiki Layne et Stephan James, sont inséparables depuis leur enfance. C’est tout naturellement qu’à l’âge adulte, ils se laissent emporter dans une passion folle. Un bonheur que rien ne semble pouvoir gâcher. Mais l’Amérique de l’époque ne l’entend pas de la même manière : accusé à tort d’avoir violé une jeune femme portoricaine, Fonny est incarcéré tandis que Tish, enceinte de leur premier enfant, se bat de son côté pour rétablir la vérité et retrouver son amour  épaulée de leurs deux familles. Mention spéciale pour Regina King interprétant la mère de Tish et pressentie pour l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. 

 

Une histoire d’amour qui serre le cœur comme un blues doux-amer

 

Réédité il y a un peu plus d’un an à la Cosmopolite chez Stock et aujourd’hui orné de l’affiche du film, le texte original de James Baldwin datant de 1974 est, d’après l’autrice Geneviève Brisac qui le préface "un roman bien plus énigmatique qu’il semble l’être". Car au-delà d’une simple histoire d’amour qui serre le cœur comme un blues doux-amer, Beale Street embrasse tout un pan de l’histoire des Noirs aux Etats-Unis liant des événements survenus dans la jeunesse de l’auteur – notamment les meurtres emblématiques de Medgar Evers, Malcom X et Martin Luther King, amis de Baldwin engagés dans la lutte pour les droits civiques - et la répression contre les minorités raciales qui perdure encore aujourd’hui outre-Atlantique.  

 

"Un écrivain n’a qu’une seule histoire à raconter, disait-il. Il doit trouver la voie pour le faire jusqu’à ce que le sens de cette histoire devienne de plus en plus clair, jusqu’à ce que cette histoire devienne de plus en plus précise, et ses échos de plus en plus puissants." lit-on sous la plume de Geneviève Brisac. 


Lire un extrait de Si Beale Street pouvait parler.

Pour en savoir plus sur James Baldwin, reportez-vous à notre article de 2017 lié aux rééditions de ses ouvrages chez Stock. 

 

N.S

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