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23 Janvier 2020

"La Disparition de Josef Mengele" d’Olivier Guez en cours d’adaptation pour le cinéma

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Prix Renaudot et best-seller de l’année 2017, La Disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez connaîtra bientôt une nouvelle vie sur grand écran et pourrait être réalisé par le russe Kirill Serebrennikov (Leto). Dans le même temps, les droits du livre ont été acquis par un éditeur britannique pour être publié dans le tout le Commonwealth à l’exception du Canada. 

Souvenez-vous : à la rentrée 2017, un livre faisait l’unanimité des critiques et du public, les sidérant tout à la fois par le caractère envoûtant et maléfique de son sujet et la traque historique et stylistique qui en résultait. Couronné du prix Renaudot et auréolé de 350 000 ventes tous formats confondus, La Disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez (Grasset / Le Livre de Poche) poursuit son chemin dans une traduction anglaise d’un côté mais aussi bientôt au cinéma. 

 

Le réalisateur russe de Leto derrière la caméra pour adapter La Disparition de Josef Mengele ? 

 

Outre l’acquisition des droits par l’éditeur britannique Verso Fiction qui le distribuera dans tout le Commonwealth à l’exception du Canada, l’ouvrage retraçant les derniers mois du médecin tortionnaire nazi en Argentine sera également bientôt porté à l’écran. La société de production en charge notamment des films de Leos Carax et Olivier Assayas, CG Production, qui a acheté les droits d’adaptation, pourrait confier la réalisation à Kirill Serebrennikov, notamment remarqué récemment pour son film Leto. 

 

Une traque méticuleuse, historique et littéraire, d’un des plus grands criminels nazis 

 

Traqué plusieurs années, l’ancien médecin tortionnaire du camp d’Auschwitz s’est caché en Amérique du sud en vivant sous plusieurs fausses identités jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage argentine en 1979. "S’il n’a jamais été rattrapé par la justice, a-t-il du moins été puni par la vie ?", se demande en subsance le journaliste et romancier qui l’accompagne ici dans sa chute. "C’est comme si je lui avais passé une corde autour du cou et que la corde se resserrait au fur et à mesure jusqu’à sa mort en 1979" précise Olivier Guez qui affirme avoir lutté jusque dans son sommeil avec ce personnage envoûtant et maléfique. "Je ne voulais pas être ensorcelé. (…) J’ai procédé de manière à être le marionnettiste et non pas l’énième marionnette de Josef Mengele" poursuivait-il dans l’entretien qu’il nous accordait au moment de la sortie du livre.

 

N.S 

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