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02 Octobre 2018

Elle s'appelait Sarah adapté en bande dessinée aux éditions Marabulles

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Elle s'appelait Sarah Marabulles

Elle s'appelait Sarah, le grand roman de Tatiana de Rosnay lauréat du prix Gabrielle-d'Estrées, paraîtra en bande dessinée aux éditions Marabulles le 7 novembre prochain. Nous vous en dévoilons une première planche, ainsi que quelques mots de son illustrateur Horne sur le travail d'adaptation qu'il a mené de pair avec le scénariste Pascal Bresson.

Bonne nouvelle pour les amateurs de Tatiana de Rosnay et de son très beau Elle s'appelait Sarah : après une première adaptation réussie au cinéma en 2010, les éditions Marabulles ont décidé de transposer en bande dessinée ce roman lauréat du prix Gabrielle-d'Estrées. Le travail d'écriture a été mené par Pascal Bresson (déjà auteur de Simone Veil l'Immortelle aux éditions Marabulles) en collaboration avec Tatiana de Rosnay, tandis que les illustrations ont été confiées à Horne, à qui l'on doit déjà celles de Lennon (Marabulles). Curieux de cet ambitieux projet, nous avons pu accéder aux premières planches et obtenir une pleine page que nous vous dévoilons en exclusivité, ainsi que quelques mots du dessinateur Horne sur le parti-pris graphique de cette adaptation.

 

Une double enquête autour de la rafle du Vélodrome d'Hiver

 

L’histoire d'Elle s'appelait Sarah met en scène une double enquête, menée d'un côté par la petite Sarah Starzinsky, déportée lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver, et de l'autre par la journaliste américaine Julia Jarmond. Cette dernière, qui vit à Paris, doit couvrir les commémorations de la rafle du Vel' d'Hiv, qui a conduit 60 ans plus tôt Sarah dans l'horreur du camp de transit de Beaune-la-Rolande. Et tandis que l'une, après s'être échappée, la petite Sarah recheche son petit frère caché dans un placard dont elle a gardé la clef, la journaliste trouve dans le passé de sa belle-famille toute une facette cachée de celle-ci. Un bouleversant récit sur le devoir de mémoire, auquel le duo formé par Horne et Bresson s'est attaqué la plume remplie d'idées.

 

Un travail minutieux d'écriture et d'illustration

 

Associé à Pascal Bresson, déjà auteur de plus de quarante titres dont Simone Veil. L’immortelle, Horne nous a confié les dessous de leur travail sur cette adaptation, mais aussi de leurs échanges avec Tatiana de Rosnay et de leur vision du roman : « J'ai eu une vision que je trouvais intéressante, c’était de voir cette période-là (NDLR : 1942) à travers les yeux de Sarah. Quelque chose de très enfantin, avec des traits grossis, déformés par son imaginaire de petite fille. Tout ce qui était de l'ordre du danger est ensuite devenu une somme d’ombres très noires, tandis que tout ce qui lui apportait de l’espoir se paraissait de couleurs. Et cela suit l'évolution de son environnement et des personnages : certains gagnent en couleurs alors qu’ils étaient jusque-là en noir et blanc, et inversement. » Pour l’artiste, c’était un moyen de simplifier la lecture, que ce soit d’un point de vue chronologique et narratif, mais aussi d'amplifier les sentiments ressentis par les héroïnes de l'histoire : « On se raccroche à ce qui est en couleur et tout le reste n'en devient que plus sombre et plus horrifique ». 


Cliquez sur l'image pour l'afficher en haute définition.

 

On attend désormais impatiemment la parution.

(Propos recueillis par Yves Czerczuk)

J.P
 

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